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'Ma politique sera dictée à la fois par la fermeté et l'humanisme'

| Lundi 21 Mai 2007

Régularisations au cas par cas, humanisme et fermeté, ce sont les mots-clés édictés ce lundi matin sur les ondes de la radio Europe 1 par le tout nouveau ministre de l’Immigration, de l’identité nationale et du codéveloppement, Brice Hortefeux.



Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement
« Ma politique sera dictée à la fois par la fermeté et l'humanisme » a déclaré Brice Hortefeux ce lundi matin sur Europe 1. Interrogé par Jean-Pierre El Kabach au sujet de sa politique à venir, l’ « ami de trente ans » de Nicolas Sarkozy a précisé que sa « démarche est dénuée de tout dogmatisme, de tout a priori, ce sera fait avec beaucoup de pragmatisme ». « Il faut mettre de côté les régularisations massives » a-t-il ajouté.

« Pas de vagues et du cas par cas ». Telle est la devise du ministre quant à sa politique d’immigration. « Ca veut dire qu’on ne doit pas demeurer sourd et insensible à des situations particulières, je pense notamment à la situation des femmes battues » a expliqué Brice Hortefeux, rappelant la visite de Nicolas Sarkozy dans un foyer de femmes battues durant le campagne présidentielle.

M. Hortefeux a par ailleurs estimé le nombre d’immigrés clandestins en France « entre 200 000 et 400 000 » et a affirmé qu’il serait « très ferme sur les chiffres de reconduite aux frontières – autour de 25 000 en 2007 ». « J’ai une conviction d’ailleurs sur ce sujet, c’est que leur nombre a commencé à diminuer ». Selon M. Hortefeux, un « appel d’air » a été créé suite aux régularisations massives, notamment celle réalisée en 1997 sous le gouvernement Jospin, a-t-il rappelé.

S’agissant du volet codéveloppement de son ministère, Brice Hortefeux a annoncé qu’il rencontrerait « très prochainement, cette semaine sans doute, le commissaire européen Louis Michel qui est en charge de l’aide au développement et je me rendrais ensuite en Espagne, puisque nous avons des points communs en matière de politique d’immigration à examiner et à approfondir et enfin, naturellement, en Afrique ».





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