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Liban: 'Arrêtez le massacre'

| Mardi 25 Juillet 2006

Lundi, le président libanais Emile Lahoud a demandé aux Nations unies de prendre des initiatives pour "arrêter le massacre" dans son pays, au treizième jour de l'offensive israélienne. Pendant ce temps Condoleezza Rice, en visite éclair au Liban, s'est entretenu avec Nabih Berri, négociateur de fait pour le Hezbollah.



Le président libanais Emile Lahoud
Le président libanais Emile Lahoud

On doit arrêter ce massacre et après on peut discuter de tout

Au treizième jour de l'offensive israélienne, le président libanais Emile Lahoud a demandé aux Nations unies de prendre des initiatives pour "arrêter le massacre" dans son pays.

"On est en train de taper toute l'infrastructure. Jusqu'à maintenant on a 350 tués, la moitié sont des enfants, plus de 1.500 blessés, l'aéroport, l'électricité, les ponts, tous sont touchés, alors on doit arrêter ce massacre aussi tôt que possible et après on peut discuter de tout", a-t-il dit, interrogé à Beyrouth par Radio France Internationale (RFI).

"Les Nations unies (...) doivent faire quelque chose, (...) prendre une décision pour avoir un cessez-le-feu", a ajouté le chef de l'Etat libanais.

Israël ne veut pas que le Liban soit prospère

M. Lahoud a affirmé que l'attaque israélienne avait été "planifiée depuis longtemps" et que la capture de deux militaires de Tsahal par les miliciens du Hezbollah n'avait été qu'un prétexte, une "excuse".

Les Israéliens "attendaient le moment opportun", a-t-il accusé, rappelant l'offensive israélienne de 1982 contre le Liban décidée après l'assassinat de l'ambassadeur d'Israël en Grande-Bretagne. "Israël ne veut pas que le Liban soit prospère", a-t-il affirmé.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice

Berri rejette les propositions de Rice

Condoleezza Rice en visite-éclair à Beyrouth, lundi, s'est entretenu avec Nabih Berri, négociateur de fait pour le Hezbollah, en faisant par de ses propositions. Celles-ce comprennent un cessez-le-feu coïncidant avec le déploiement de l'armée libanaise et d'une force internationale dans le sud du Liban ainsi que le retrait des armes du Hezbollah d'une zone-tampon de 30km de large à la frontière avec Israël, a précisé cette source sous couvert de l'anonymat.

Nabih Berri a rejeté ces propositions, suggérant au contraire un plan en deux phases, avec d'abord un cessez-le-feu puis l'ouverture de négociations sur un échange de prisonniers avec Israël. Un dialogue inter-libanais travaillerait ensuite à l'élaboration d'une solution à la situation dans le sud du Liban.

Appelle à un cessez-le-feu rapide

Condoleezza Rice s'est aussi entretenu avec le Premier ministre libanais Fouad Siniora, des discussions qui apparaissaient également avoir été tendues. M. Siniora a déclaré que les frappes israéliennes sur le Liban faisait reculer le pays "de 50 ans en arrière" et appelé à "un cessez-le-feu rapide", selon le cabinet du chef du gouvernement.

Signe des divergences entre Washington et Beyrouth, Fouad Siniora a présenté ses propres propositions pour trouver une solution durable à la crise, appelant à un cessez-le-feu rapide, suivi d'un règlement global, garantissant notamment le retour des prisonniers libanais détenus par Israël, le retrait israélien du secteur des Fermes de Chebaa, territoire frontalier revendiqué par le Liban.

Pour l’heure les combats continuent dans une guerre qui a déjà fait 377 morts au Liban et au moins 37 en Israël.





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