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Economie

Les retraites américaines dans le rouge

Rédigé par Lamine C. | Lundi 11 Novembre 2002

Les retraités et les épargnants anglo-saxons (américains et anglais) sont les principales victimes de l´effondrement de Wall Street et du NASDAQ depuis plus de deux ans. Plus de 8000 milliards d´euros sont partis en fumée et, avec eux, une part sérieuse des actifs des fonds de pension. Pour compenser les pertes, certains salariés ont du abandonner l´idée de partir en retraite. Face à la crise, certains fonds de pension britannique viennent de proposer de porter l´âge du départ à la retraite à...70ans.



Les retraités et les épargnants anglo-saxons (américains et anglais) sont les principales victimes de l´effondrement de Wall Street et du NASDAQ depuis plus de deux ans. Plus de 8000 milliards d´euros sont partis en fumée et, avec eux, une part sérieuse des actifs des fonds de pension. Pour compenser les pertes, certains salariés ont du abandonner l´idée de partir en retraite. Face à la crise, certains fonds de pension britannique viennent de proposer de porter l´âge du départ à la retraite à...70ans.

Petit rappel sur les fonds de pension
Il existe deux grandes catégories de fonds de pensions d´entreprises. Les plus anciens, ceux dit à « prestations définies », assurent au retraité une pension calculée en fonction de sa carrière et des salaires perçus au cour de son activité, comme le système français à répartition.
C´est l´entreprise, qui le plus souvent cotise et garanti une retraite proportionnelle aux cotisations versées. Elle assume les risques financiers liés aux fluctuations des marchés. Les versements de retraite ne sont donc pas sensibles aux aléas boursiers.

Une deuxième catégorie de fonds de pension, mis en oeuvre à partir de 1982 et conçue au départ pour favoriser l´épargne salariale, est devenue extrêmement populaire suite à la hausse exceptionnelle des marchés boursiers au cour de la décennie 90. Ces plans d´épargne retraite 401k offrent au salarié la possibilité d´épargner pour leur retraite en cotisant un pourcentage déterminé de leur salaire. Ils sont donc dits à « cotisations définies ». Dans le cas d´Enron, les salariés pouvaient choisir de cotiser à hauteur de 1 à 15% de leur salaire. Cet argent, non soumis à l´impôt, est ensuite placé dans un fonds commun de placement ou fonds de pension. Dans ce cas, le montant de la retraite dépend entièrement de l´évolution des marchés financiers et de la stratégie d´investissement du salarié. Le futur retraité assume tous les risques.

Pour synthétiser ces deux approches, dans le premier cas, vous savez ce que vous toucherez en partant en retraite, dans le second cas vous ne savez uniquement ce que vous payer.

Impact de la crise boursière sur les retraites américaines et anglaises
Aux Etats Unis, environ 44 millions de salariés bénéficient du premier type de plan à prestations définies. Des groupes d´envergure planétaire tels General Motors, IBM ou Motorola sont concernés. Les entreprises devant garantir le versement de retraites définies, il peut être juste de penser que leur situation financière sera dégradée (voire proche de la faillite pour certaines) à cause du renflouement de leurs fonds de pension. A priori les salariés ne risquent rien.

La situation est plus critique pour les 40 millions de salariés américains propriétaires d´un plan 401k. Ils n´ont pas la moindre garantie de sécurité. Les effets pervers lés à la dégringolade boursière ne se font pas attendre : l´âge de départ à la retraite aux Etats Unis repart à la hausse depuis deux ans. Au Royaume Uni, l´association des fonds de pension britannique préconise même de porter l´âge de départ à la retraite à 70 ans... et de renationaliser les retraites.






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