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Les régimes spéciaux réformés 'd'ici la fin de l'année'

| Mercredi 19 Septembre 2007

La véritable rentrée sociale du président Nicolas Sarkozy a eu lieu hier mardi 18 septembre à l'occasion d'un discours que ce dernier devait prononcer concernant sa politique sociale à venir. Une "stratégie sociale" future qui ne devrait pas, selon Nicolas Sarkozy, "passer en force". Mais pour les syndicats, c'est "une discours complètement déséquilibré" qu'a prononcé le président.



Nicolas Sarkozy, hier, au Sénat
Nicolas Sarkozy, hier, au Sénat
"Le dialogue social ne doit plus être un alibi à l'inaction. L'urgence de l'action ne doit en aucun cas justifier l'absence de dialogue social" a déclaré hier Nicolas Sarkozy dans un discours attendu prononcé au Sénat et exposant sa "stratégie sociale" le jour du 40ème anniversaire de l'Association des journalistes d'information sociale (Ajis). Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il avait "confiance" en les syndicats, mais que "l'Etat prendra ses responsabilités ".

La priorité du président reste "la question des régimes spéciaux", qu'il demande au gouvernement de réformer sans tarder" afin de définir "les principes communs de l'harmonisation" avec le régime de la fonction publique. "Dès demain" Xavier Bertrand, ministre du Travail, devrait "entamer des discussions avec tous les acteurs concernés, qui ne devront pas excéder deux semaines" a précisé M. Sarkozy.

S'agissant des 35 heures, un assouplissement du temps de travail devrait avoir lieu et "une place plus importante" devrait être faite "aux négociations d’entreprises et de branches dans la détermination du temps de travail". Le président a déclaré vouloir "permettre aux salariés de choisir du revenu plutôt que du temps libre".

Sur les séniors et leur difficultés à trouver un emploi, Nicolas Sarkozy déplore un "gâchis insensé" et demande au gouvernement "la suppression de la mise à la retraite d’office à 65 ans". Par ailleurs il souhaite "taxer plus lourdement les préretraites".

Dans les deux semaines à venir, la ministre de l'Economie Christine Lagarde devra faire des propositions concernant "les processus de fusion de l’ANPE et de l’Unedic" pour "une indemnisation plus juste et plus efficace". Par contre, ces indemnisations seront "de plus courtes durée" et "elles s’interrompront quand le bénéficiaire refusera deux offres valables d’emploi".

Réactions

Du côté des syndicats et de l'opposition de gauche, les réactions ne se sont pas faites attendre.

"Je ne suis pas satisfait. C'est un discours totalement déséquilibré, entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés aujourd'hui, et les efforts que l'on demande aux salariés de notre pays" a déclaré Bernanrd Thibault, secrétaire général de la CGT, à sa sortie du Sénat. Il va "falloir penser à la mobilisation des salariés si on veut changer cette politique sociale" a-t-il ajouté.

Pour Gérard Aschiéri, de la FSU, "derrière les régimes spéciaux, il y a le problème de ce que sera la future réforme de 2008. Ma thèse c'est que la remise en cause des régimes spéciaux est une sorte d'entrée en matière, de hors-d'œuvre pour une dégradation généralisée des retraites ensuite".

"Le calendrier qui nous est imposé est impossible à tenir. On ne fait pas cinq réformes sociales en France en même temps, et à vouloir trop faire trop vite on va bâcler le travail" a pour sa part estimé François Chérèque, de la CFDT.

A gauche le député socialiste Jean-Marie Le Guen estime que réforme annoncée des régimes spéciaux de retraites engendrerait " "un travail toujours plus intensif, plus précaire, plus dépendant de la volonté patronale et pour toute contrepartie une simple invocation à la négociation sur les salaires";





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