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Société

Les premières grèves de l'année

Rédigé par El abed Fatima | Jeudi 22 Janvier 2004

Les syndicats des agents des aéroports de Paris ont lancé un mouvement de grève ce matin pour protester contre la privatisation prochaine des aéroports de Paris. Déjà hier, mercredi 21 janvier 2004, une première grève nationale de l’année a été lancée. Elle fut menée par les syndicats afin de dénoncer les hausses de salaires insuffisantes proposées ainsi que les suppressions d'emplois inscrites au projet du budget en passant par la réduction d'effectifs de 3 505 emplois sur un total de 172 400.



Les syndicats des agents des aéroports de Paris ont lancé un mouvement de grève ce matin pour protester contre la privatisation prochaine des aéroports de Paris. Déjà hier, mercredi 21 janvier 2004, une première grève nationale de l’année a été lancée. Elle fut menée par les syndicats afin de dénoncer les hausses de salaires insuffisantes proposées ainsi que les suppressions d'emplois inscrites au projet du budget en passant par la réduction d'effectifs de 3 505 emplois sur un total de 172 400.

Situation du trafic de cette journée d’action à moitié suivie…
Le trafic ferroviaire était fortement perturbé mercredi matin sur l'ensemble du réseau dans la région parisienne à la suite d'un appel à la grève lancé par quatre organisations syndicales. Le préavis de grève des syndicats CGT, FGAAC, SUD-Rail et FO, a pris effet mardi 20 janvier à 20 heures pour s’achever jeudi 22 janvier à 8 heures. Il s'agit d'une grève dite 'sèche', de ce fait non reconductible. Les cheminots mobilisés entendent obtenir une revalorisation salariale pour s'opposer à la réduction des effectifs ainsi qu'au projet de service minimum du gouvernement.

La grève a été suivie par environ 26,5 % du personnel, cela a provoqué d'importantes perturbations sur l'ensemble du réseau, surtout pour les trains Corails, les trains de la banlieue parisienne et les TER. Il fallait prévoir deux TGV sur trois, un train Corail sur deux, et de un à deux trains sur cinq sur les lignes de la banlieue parisienne.

C’est le réseau international par contre qui est le moins touché, avec 80 % des liaisons Eurostar assurées, 90 % des Thalys, 66 % des trains Artesia, 66 % des Lyria et trafic normal pour les Elipsos.

Sur le réseau national, en moyenne 65 % des TGV circulent les gares Paris-Montparnasse ou Gare du nord ont connu un affaiblissement du rythme de départ des trains a raison de 60% environ du trafic assuré.

Le réseau de la banlieue parisienne a subi les plus fortes perturbations avec 20 % à 40 % seulement des trains assurés, selon la direction. Le RER A (partie SNCF) circulait à 20 %, l'interconnexion est interrompue avec la RATP à Nanterre. Pour le RER B, 25 % du trafic assuré. Le RER C fonctionne à 25 %. Le RER D (Nord et Sud) actif à 25 %. Sur le RER E, 25 % des rames circulaient.

Malgré l’annonce faite à tous les syndicats, cela n’a pas réussi à faire l'union pour cette journée de grève  : CFDT, UNSA, CFTC et CFE-CGC ne se sont pas jointes au mot d'ordre. Autant de difficultés qui freinent la mobilisation et rendent difficile l'unité syndicale.

Derrière l’action, la vraie question …
Au-delà de cette journée d’action, la vraie préoccupation c'est le budget 2004 de la SNCF qui sera présenté lundi 26  janvier en comité central d'entreprise et adopté mercredi  28 en conseil d'administration, ayant pour thème principal les conditions de travail mais également en mettant en relief  le ressentit des usagers quant à la qualité de service assez souvent contestée.

Autant dire que la réforme engagée du gouvernement n’est pas la bienvenue dans ce contexte d’hostilité des syndicats. Mais, le ministre des transports Gilles de Robien affirme que cela constitue 'une priorité présidentielle' et que ce projet se réalisera bien jusqu’au bout.

Autre mouvement attendu celui des six syndicats d'Aéroports de Paris (CFDT, FO, CFTC, CGT, Unsa et CFE-CGC) qui ont appelé à la grève aujourd’hui et à une manifestation pour exprimer 'leur refus de la privatisation' ce qui entraîne des retards qui sont à prévoir pour les vols au départ et à l'arrivée des terminaux d'Orly et de Roissy Charles de Gaulle en raison de ce mouvement.

Leurs revendications expriment leur refus de tout processus de privatisation, y compris partielle, et exiger le maintien du statut actuel, les syndicats ont ainsi appelé les 8.400 salariés d'ADP à la grève.

Parallèlement, un rassemblement aura lieu à partir de 11H00 devant le siège social afin de demander que des délégations soient reçues par le président d'ADP et par Gilles de Robien.

D’après les syndicats, seul un statut d'Etablissement public peut permettre à ADP de poursuivre ses missions de service public. Les privatisations des aéroports au niveau mondial se sont avérées inutiles et pénalisantes, tant pour les usagers que pour les salariés.

Le président d'ADP Pierre Graff avait annoncé le 7 décembre qu'ADP serait transformé en société anonyme par une loi qui devrait être déposée devant le Parlement au printemps 2004 pour permettre à l’Etat, en 2005, de procéder à l'ouverture du capital tout en restant majoritaire.

Le gouvernement se trouve encore en ce début d’année 2004 face à des situations très difficilement gérables car elles touchent le service aux usagers du transport, secteur qui connaît de façon récurrente des problèmes sans solutions efficaces. La course aux avantages menée par les syndicats va peut être voir sa ligne d’arrivée avec les actions menées par le gouvernement, cette fois déterminés à ne pas laisser passer ces réformes au risque de faire éclater un conflit mémorable.





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