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Monde

Les partis français montrent « patte blanche » pour les européennes

Les candidats de la « diversité » (quasi) absents

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Vendredi 29 Mai 2009

À l’approche des élections européennes, les partis politiques français se préparent à une rude bataille. Sur les 736 députés qui seront élus au suffrage universel direct, 72 seront Français. Les candidats sont nombreux à s'être fait connaître. Mais, à une semaine de cette échéance électorale, ceux qui sont issus de la diversité se comptent encore sur les doigts de la main.



Voici quelques-uns des députés 2004 : par manque de « diversité », le Parlement européen ne devrait pas changer pas de visage à l'issue du scrutin de juin 2009.
Voici quelques-uns des députés 2004 : par manque de « diversité », le Parlement européen ne devrait pas changer pas de visage à l'issue du scrutin de juin 2009.
La bataille aux élections européennes s’approche. Les partis politiques prendront-ils compte de la diversité du pays pour désigner leurs candidats au Parlement européen ?

Pas si sûr sauf que, parmi ceux qui se sont déjà déclarés, un nom revient sur toutes les lèvres : celui de Rachida Dati, candidate au sein de la liste UMP (Union pour le mouvement populaire) derrière l’actuel ministre de l’Agriculture Michel Barnier. Elle troquera son fauteuil de ministre de la Justice en cas d’élection.

Au Nord-Ouest, l’UMP a fait le choix d’une candidate plus expérimentée avec l’eurodéputée sortante Tokia Saifi en deuxième position sur la liste régionale. Un « quota » très vite rempli. De son côté, le Parti socialiste (PS), par la voix de sa première secrétaire Martine Aubry, avait promis, en février dernier, « diversité, renouvellement et non-cumul » dans la désignation des candidats aux élections européennes. Résultat : en Île-de-France et au Sud-Ouest, ce sont Harlem Désir, actuel député européen, et Kader Arif, numéro trois de l’organisation du PS, qui sont têtes de liste. Parmi d’autres, Mustapha Sadni est quatrième de la liste du Grand Est. Farid Echeikr, maire-adjoint de Fosses (95), qui a fait entendre son envie d’intégrer les listes européennes sur Saphirnews, n’a, lui, pas été choisi.

Une « diversité » doublée des compétences existe

D’autres partis profitent de ce rendez-vous européen pour lancer des nouveaux candidats.
Ainsi, au sein de la liste Nord-Ouest d'Europe Écologie emmené par le député vert Daniel Cohn-Bendit et l’altermondialiste José Bové, figure le porte-parole, jusqu’en décembre dernier, du Collectif des musulmans de France (CMF), Ali Rahni. Issu de Roubaix, il est désigné en numéro 4 de la liste. Une position qui rend son élection presque improbable.

Quant au Mouvement démocrate (Modem) de François Bayrou, Fadila Mehal s’est aussi engagée dans la course. La présidente-fondatrice de l’Association des Marianne de la Diversité, impliquée pour une plus grande participation politique des femmes issues de l‘immigration, se présente aux côtés de Marielle de Sarnez en Île-de-France. Les partis politiques français, à l’exception de ceux de l’extrême droite, sont nombreux à appeler pour une plus grande visibilité de candidats reflétant la diversité de la société. Mais ils peinent encore à joindre pleinement les mots aux gestes.



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