Sentant l’appât du gain, d’autres ont choisi de se professionnaliser. Une cinquantaine d’enseignes fleurissent ainsi chaque année en France.
« C’est un marché qui s’accroît », analyse Ahmed, co-associé de la pâtisserie L’Aziza, dans la région Nord, « nous répondons à un besoin. » Son enseigne, une véritable pâtisserie au design réfléchi, mêlant voyage, senteurs et invite à la dégustation, propose des gammes très complètes et variées.
Le plateau « spécial Aïd », composé d’une vingtaine de pièces est vendu entre 20 et 24 euros. « Les gens achètent souvent au kilo, lorsqu’ils achètent les plateaux, c’est pour offrir à la famille ou aux collègues de travail. » Le chiffre d’affaire pendant l’Aïd ? « Tout ce que je peux vous dire, c’est que notre chiffre d’affaire double, voire triple pendant les jours de fête. »
Une famille débourse en moyenne 50 euros pour son budget gâteaux lors de l’Aïd. Au grand bonheur des supermarchés, qui voient leurs ventes de farine, d’œufs et de tous les ingrédients nécessaires à la fabrication de ces petites gourmandises du Maghreb monter en flèche. « Nous écoulons cinq à six fois plus de farine pendant le mois de Ramadan », nous confie le gérant d’un supermarché, qui souhaite garder l’anonymat.
On peut aisément imaginer que dans cinq à dix ans des rayons entiers feront le plein de pâtisseries orientales, pendant les jours de fêtes musulmanes, à l’instar des chocolats de Noël. Après le halal, les gâteaux. Un fonds de commerce alléchant...