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Les finances solidaires restent une valeur sûre

Rédigé par pouf.badaboum@gmail.com | Dimanche 31 Mai 2009

L’encours des finances solidaires s’est stabilisé en 2008 à 1,6 milliard d’euros. Cette forme d’épargne, encore mal connue des Français, permet de financer des activités du secteur social ignorées par la finance classique, telles que l’emploi et l’insertion, le logement ou encore la solidarité internationale.





La 7e édition du « baromètre des finances solidaires », réalisé chaque année par Finansol, dresse un bilan moins négatif que les circonstances pouvaient le laisser penser. Certes la crise a eu des effets sur une part des encours issus de produits comme les OPCVM et l’épargne salariale, qui ont perdu presque 20 %, mais cette baisse est compensée par la collecte sur les livrets d’épargne solidaire (+ 28 %) et les actions non cotées (+ 23 %).

Conséquence : les encours se sont stabilisés en 2008, s’élevant à 1,6 milliard d’euros contre 1,7 milliard en 2007. Au final, les investissements réalisés dans les activités solidaires s’élèvent pour 2008 à 379 millions d’euros, soit une hausse de 34 % en un an.

Epargne salariale, fonds solidaires, livrets bancaires ou actions d’entreprises non cotées : ces différents produits ont permis, cette année encore, de financer des entreprises agissant contre l’exclusion. Les premiers bénéficiaires sont en effet les acteurs du logement (41 %), suivi de l’insertion par l’emploi (30 %), puis de l’environnement (9 %), secteur entré récemment dans le champ des finances solidaires mais qui bénéficie des bonnes performances des livrets Codevair des Banques Populaires et du Crédit Coopératif.

La solidarité internationale (microfinance, commerce équitable) bénéfice de 8 % de la collecte ; certains produits financiers (livrets de partage tels que le livret « Agir » du Crédit coopératif, assurances-vie) permettent également de faire un don à des ONG (de l’ordre de 5,7 millions d’euros collectés en 2008).

De manière concrète, cette épargne a permis de loger 1 500 familles, de créer 20 000 emplois, de développer des entreprises situées en zone défavorisée, ou encore de lancer une coopérative spécialisée dans la vente de beurre de karité au Burkina Faso…

Souvent innovants, cumulant une dimension sociale ou environnementale avec un développement économique, « ces projets n’ont certes pas vocation à devenir déterminants dans la société française, mais ils jouent leur rôle dans des secteurs délaissés par la finance classique », observe François de Witt, président de Finansol. Un rôle limité toutefois par le manque d’encours… car si 300 000 Français ont déjà adopté ce mode d’épargne, les finances solidaires restent mal connues de la population.



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Auteur : Véronique Smée - 26/05/2009
Source : Novethic.fr




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