"Nous appelons au blocage des gares, une journée avant la grève des cheminots pour montrer que nous sommes solidaires", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la coordination nationale étudiante après 24 heures de débats entre les représentants d'une trentaine d'universités. "L'objectif est de créer contre le gouvernement un rapport de force rassemblant étudiants et travailleurs", ont précisé les porte-parole.
Espérant une "amplification du mouvement" due à une "convergence" entre la contestation de la loi Pécresse avec celle des cheminots mercredi 14 novembre (SNCF, RATP) et des fonctionnaires mardi 20, les étudiants réunis à l'université de Rennes II voudraient initier le mouvement dès mardi.
Pour les étudiants en grève, seule "l'abrogation inconditionnelle de la loi Pécresse sur l'autonomie des universités (LRU) qui n'est ni négociable ni amendable" peut faire revenir le calme et cesser la grève, la loi Pécresse restant selon eux "un démantèlement du service public de l'enseignement, une mise en concurrence des universités et une augmentation du poids des entreprises et du privé" dans l'enseignement supérieur.
S'exprimant dans le Journal du Dimanche, le Premier ministre François Fillon a estimé que la loi sur l'autonomie des universités ne mènerait "en aucun cas à la privatisation des universités, en aucun cas à l'augmentation des droits d'inscription, en aucun cas à la sélection en première année, contrairement à ce prétendent certains".
L'UNEF, autre syndicat étudiant, a déclaré être "en accord stratégique avec la coordination nationale lorsque celle-ci parle de 'mobilisation massive' mais en désaccord sur le fond avec la plupart des revendications", dont celle d'abroger la LRU, une revendication qu'il juge "irréaliste".