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« Les ambitions doivent venir à l’heure »

| Mercredi 4 Janvier 2006

Cote de popularité en chute libre, quasi-absence de réaction durant les émeutes en banlieues, posture de spectateur face aux querelles De Villepin-Sarkozy, le deuxième semestre de l’an 2005 nous avait montré un Jacques Chirac plongé dans le mutisme et totalement absent. Au contraire, depuis la Saint Sylvestre et le début de la nouvelle année, le président de la république semble reprendre du poil de la bête et vouloir montrer qu’il demeure le maître à bord.



Après la Saint Sylvestre et l’absence des débordements tant redoutés, rien n’empêchait la levée d’un état d’urgence tant décrié. Ce fut la première décision prise par le chef de l’Etat Jacques Chirac au lendemain du jour de l’an. Inscrite à l’ordre du jour du conseil des ministres hier, cette décision a entraîné l’adoption d’un décret effectif à partir de ce mercredi. « La situation n'est aujourd'hui pas complètement satisfaisante, comme en témoigne ce qui s'est passé le 31 décembre, mais elle semble tout de même s'être largement apaisée » a déclaré Jean-François Copé, le porte-parole du gouvernement, tandis que le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé qu’il s’agissait d’une « mesure d’apaisement qui aurait pu venir plus tôt ».


Par ailleurs, à l’occasion de la présentation des vœux par le gouvernement au président de la république, cérémonie qui s’est déroulée hier juste avant le conseil des ministres, Jacques Chirac aura eu de nouveau l’occasion de rappeler à l’ordre ses ministres. Et en particulier deux d’entre eux : le premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, ces derniers ayant laissé clairement transparaître ces derniers mois leurs ambitions présidentielles. « Les ambitions doivent venir à l’heure » leur a donc signifié le président de la république lors de la présentation des vœux. « Les échéances viendront à leur heure. L'expression des ambitions, qui sont parfaitement légitimes en démocratie, doit venir elle aussi à son heure » a-t-il déclaré. Dans sa réponse au président, Dominique de Villepin a estimé que « 2006 sera à beaucoup d'égards difficile, mais aussi une année pleine de grâce ».

Quant à Nicolas Sarkozy, qui est apparu crispé et qui a reçu les membres du gouvernement au sein de son ministère pour le petit-déjeuner d’avant présentation des vœux, il a tenu à préciser que « La politique est un métier. D'ailleurs quand on va chez le dentiste, on ne choisit pas un dentiste amateur », ajoutant, sûrement à l’adresse du premier ministre, que « plus on monte dans les responsabilités, plus les coups sont rudes ».





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