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Monde

Les 1 001 richesses de Dubaï

Rédigé par Siham Bounaïm | Jeudi 20 Août 2009

Lassés des voyages au Maghreb, de nombreux Français de culture musulmane se dirigent vers Dubaï. Une destination très en vogue, qui ne cesse de fasciner par sa splendeur et sa profusion de luxe à outrance.



Les 1 001 richesses de Dubaï
Époustouflant, fascinant, luxueux, futuriste »... Les adjectifs ne manquent pas pour décrire Dubaï. Capitale économique des Émirats arabes unis (dont plus de 65 % de la population n’est pas dubaïote), Dubaï est le plus connu des sept émirats. Une renommée due à la médiatisation de ses projets touristiques, à l’image de l’hôtel Burj al-Arab, le plus luxueux et le plus étoilé du monde, dont la forme rappelle celle d’une voile de voilier, d’une hauteur de 321 m.

La fréquentation touristique ne cesse d’y augmenter et de nombreux projets de complexes hôteliers pharaoniques viennent compléter ceux qui sont déjà en place. En moins de dix ans, pas moins de 150 hôtels ont été construits. Se plaçant résolument sur le marché de la démesure, Dubaï a pour but avoué de devenir la première destination mondiale du tourisme de luxe.

Lieu très tendance, Dubaï est reconnu notamment pour le shopping. Et les vacanciers européens viennent s’adonner à coeur joie dans ce qu’on appelle le « paradis du shopping ». C’est le cas de Kamélia, 26 ans, ingénieur projet, venue essentiellement faire des emplettes et se dorer au soleil dans un cadre luxueux, et surtout musulman. « À mes yeux, c’est surtout une destination à faire entre filles. Je suis partie avec ma mère, il y a moins de deux mois, et on a vraiment apprécié. Nos journées étaient rythmées par les souks, le matin ; la plage, l’après-midi ; et le soir, les centres commerciaux. Ce sont des complexes géants, ouverts 24 heures sur 24, c’est vraiment démesuré. Il n’y a que des boutiques de luxe, on se croirait à Paris. Cependant, si on évite les grandes marques, alors la vie n’est pas chère du tout », nous explique-t-elle.

Un paradis artificiel ?

Fonctionnant sur le principe du « client est roi », rien n’est laissé au hasard et tout est fait pour séduire les touristes. Terrains de golf, croisières, centres de congrès, spas, restaurants ouverts nuit et jour, salles de gym et plages exclusivement réservées aux femmes un jour par semaine, etc. Dès lors que l’on a les moyens de payer, on peut tout faire et tout trouver – même jouer dans les casinos... interdits en islam.

Pour Mohamed, 26 ans, gestionnaire en back-office dans une grande banque française, la donne est différente. C’est un habitué des lieux. Il y a deux semaines, il rentrait de son quatrième voyage à Dubaï, où il était parti rendre visite à sa soeur qui y est installée. Ce qu’il aime à Dubaï ? « C’est une destination pas trop chère, ensoleillée toute l’année, idéale pour le musulman moderne. Il y a des mosquées partout, même dans les centres commerciaux, cela me permet de prier à l’heure, tout en pouvant pleinement profiter de mes vacances. Cela dit, c’est vrai qu’à part la plage et les magasins il n’y a pas grand-chose à faire. Ceux qui aiment la fête et les visites de sites culturels seront déçus », prévient-il.

En effet, nombreux sont ceux qui reprochent à Dubaï de manquer d’âme et d’Histoire, à l’inverse de ses voisins, le Qatar ou Oman, où l’on trouve un patrimoine historique plus riche. Imane, 26 ans, enseignante, le déplore. « Dubaï manque cruellement de paysages traditionnels ou authentiques, ce n’est pas comme Paris. Le pays est très bling bling, on ne voit que ça : l’argent, l’immobilier... Alors qu’à Doha, la capitale du Qatar, ils font en sorte de préserver l’identité culturelle de leur pays. Ils ont un musée ; et misent sur le sport, avec les Masters féminins de tennis, le grand prix de Formule 1... »

Dubaï, une destination qui fait rêver... mais qui ne doit pas faire oublier la situation de ses 700 000 travailleurs immigrés, véritables piliers de son ambition.









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