Sur le terrain, "l'organisation sera très variable selon les établissements", a affirmé à l'AFP Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire chez les proviseurs: simple lecture au premier cours du lundi, éclairage du contexte, témoignages d'anciens résistants, intervention de "personnalités" extérieures.
"Dans d'autres cas, la lettre ne sera pas lue mais des élèves vont sortir sur des lieux de la Résistance. Enfin là où le courant syndical est fort, il y aura un refus de s'investir dans cette commémoration", a expliqué M. Guittet.
Le Snes-FSU (syndicat majoritaire dans le second degré), appelle en les professeurs à "refuser" de participer à cette "cérémonie", estimant qu'on ne peut "fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni obéir à une prescription du président venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise, s'inscrivant dans le respect des programmes".
Plusieurs enseignants, syndiqués ou non, joints par l'AFP, ont fait savoir en assemblées générales ou dans des motions aux recteurs leur refus de lire la lettre.