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Le travail humanitaire rendu difficile

| Samedi 5 Août 2006

Vendredi, un communiqué commun à cinq organisations humanitaires déplorent que le "blocus" du Liban "entrave considérablement l'acheminement de l'aide" humanitaire. Pendant ce temps, l’état des routes rend difficile l’acheminement de l’aide par l’ONU.



Le blocus entrave considérablement l'acheminement de l'aide

Le "blocus" du Liban "entrave considérablement l'acheminement de l'aide" humanitaire, déplorent vendredi dans un communiqué commun Action contre la Faim, Handicap International, Médecins du Monde, Solidarités et Première urgence.

"Le blocus aérien, terrestre et maritime imposé au Liban entrave considérablement l'acheminement de l'aide et la possibilité pour les populations civiles de se mettre à l'abri", notent-elles.

Les cinq organisations soulignent que "les soins médicaux, l'approvisionnement en eau et en alimentation ne peuvent pas être garantis aux plus vulnérables".

Elles dénoncent également "une véritable destruction des infrastructures civiles libanaises" qui aura des conséquences, notamment "en terme de santé publique".

Les cinq organisations appellent à "une cessation immédiate des hostilités" et au respect du droit international humanitaire "pour rendre possible l'accès à toutes les victimes et épargner les populations civiles".



Toute la route est partie

Au Liban, quatre ponts sur l'autoroute côtière reliant Beyrouth à la Syrie ont été détruits, stoppant net un convoi de huit camions de l’ONU transportant 150 tonnes de vivres et de matériel destinées aux quelque 900.000 Libanais.

L'Onu présente cet axe routier comme le "cordon ombilical" de son opération humanitaire au Liban.

Le pont de Maamelteïn, au nord de la capitale, est coupé en deux, un autre pont s'est effondré dans la vallée qu'il surplombait.

"Toute la route est partie", a dit Astrid van Genderen Stort, du Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés.

"C'est vraiment un coup dur parce que nous utilisions cette autoroute pour acheminer du personnel et des vivres dans le pays. Si nous ne pouvons rien y envoyer, nous sommes paralysés."


Le HCR reporte ses visites, le Pam annule des convois

De son côté, le HCR (l'Agence des Nations unies pour les réfugiés) a été contraint de reporter des visites prévues à Beyrouth pour évaluer les besoins de la population et fournir une aide à 400.000 personnes vivant dans des familles d'accueil, dans des écoles ou des parkings.

On estime que 800.000 à un million de personnes ont dû fuir leur foyer, et qu'un cinquième d'entre elles se sont réfugiées en Syrie.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (Pam) a annulé des convois à destination de Tyr, dans le sud du pays, et de Rachidieh, après les raids qui ont visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, empêchant leurs chauffeurs de se rendre au point de rendez-vous pour le départ.





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