La toute première conférence sur le commerce illicite d’armes légères s’est déroulée en 2001. Dirigé par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, ce rendez-vous a marqué un tournant. Les Nations Unies ont élargi ce jour là leur champ d’action. Elles ne s’intéressaient auparavant qu’aux armes de destructions massives, nucléaires, bactériologiques ou chimiques.
Il existe une réglementation européenne sur le commerce des armes. Elle classifie les acheteurs potentiels en trois catégories : les pays où la vente peut se faire librement, ceux réputés sensibles où la vente s’étudie pour chaque cas, et ceux pour qui il est interdit de commercer. La Chine est sous embargo en ce qui concerne la vente d’armes.
Amnesty International, ainsi que Oxfam et le Réseau d’action international contre les armes légères, ont lancé en 2003 la campagne : «contrôlez les armes». Cette dernière vise à obtenir un nouveau traité international pour contrôler de manière stricte le commerce d’armes. Ce projet est soutenu par plus de 50 pays, dont la France. Les Etats-Unis et la Russie s’y opposent.
La deuxième conférence sur le commerce illicite des armes légères a eu lieu le 26 juin 2006. Le texte d’Amnesty International est en discussion. La lutte contre ce trafic est devenu le nouveau cheval de bataille de plusieurs associations humanitaires et internationales. Ces dernières insistent pour que les armes soient marquées, pour que les contrôles aux frontières soient renforcés, pour que des registres spécifiques aux stocks d’armes soient tenus et pour la coopération des douanes. Mais aussi pour le rassemblement et la destruction totale des armes illicites ainsi que de celles qui restent inutilisées.