Selon les propres termes de la ministre de la Justice et Garde des Sceaux Rachida Dati, le projet de loi sur la récidive adopté cette nuit par le Sénat est « répressif mais aussi dissuasif ». Le projet contient deux réformes majeures, contestées par les magistrats et qui répondraient, selon la ministre, à une transformation de la criminalité attestée par les chiffres de la police.
Le première des réformes vise à instaurer des peines plancher pour les multirécidivistes. Ces peines plancher s'appliqueront aux délits passibles de plus de trois années d'emprisonnement. Selon Rachida Dati, les juges pourront condamner les récidivistes à des peines moins sévères si leur décision est « motivée ».
Deuxième réforme, il s'agit de la disparition de ce qu'on appelle « l'excuse de minorité » et qui prévoit qu'un mineur, s'il a commis un délit ou un crime graves, encourt la moitié de la peine d'un majeur. Désormais, et selon le projet de loi Dati, pour les mineurs entre 16 et 18 ans, cette excuse de minorité sera écartée s'ils ont commis des « crimes portant atteinte aux personnes » ou des « délits graves de violence ou d'agressions sexuelles ».