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Sur le vif

Le président tchadien refuse l'aide de la France

| Dimanche 3 Février 2008

Alors que de nouveaux tirs d'armes lourdes se font entendre dimanche matin dans N'Djamena, Paris annonce avoir proposé à Idriss Deby une évacuation dès vendredi.



C'est non. Selon une source proche de l'Elysée, Idriss Deby a opposé une fin de non-recevoir à la France qui lui proposait depuis vendredi soir de le faire sortir du Tchad s'il considérait sa vie en danger. Les rebelles tchadiens, qui contrôlent une grande partie de N'Djamena mais font face à la résistance du président Deby, ont de leur côté nuancé l'accord donné, selon Tripoli, à un cessez-le-feu proposé par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Sur le terrain, des tirs d'armes lourdes ont eu lieu dimanche matin dans le centre-ville de N'Djamena où s'opposent depuis samedi les troupes gouvernementales du président Idriss Deby et la rébellion tchadienne.

Des tirs de canons de chars et d'armes automatiques ont été entendus en provenance du centre-ville où est située la présidence tchadienne. Selon des sources militaires, des hélicoptères de l'armée tchadienne ont pu décoller et ont ouvert le feu. Ils ont décollé de la base militaire tchadienne à l'aéroport où se trouve également la base française du dispositif Epervier. Des avions de combat Mirage français ont également décollé dimanche matin et survolent actuellement N'Djamena, larguant notamment des leurres pour éviter d'être pris pour cibles.





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