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Le port du foulard islamique admis dans l'entreprise.

Rédigé par OURABAH Sofiane | Samedi 21 Décembre 2002

Aprés avoir suscité une polémique dans les écoles, le foulard islamique bouscule les entreprises. En effet, les conseil de prud'hommes a ordonné, mardi 17 decembre, la réintegration d'une femme portant un foulard islamique, embauchée en connaissance de cause et licenciée, par la suite, pour ce motif.



Aprés avoir suscité une polémique dans les écoles, le foulard islamique bouscule les entreprises. En effet, les conseil de prud'hommes a ordonné, mardi 17 decembre, la réintegration d'une femme portant un foulard islamique, embauchée en connaissance de cause et licenciée, par la suite, pour ce motif.

Aucune cause réelle ni serieuse du licenciement de Dalila Tahri.

Le tribunal des prud’hommes de Paris a estimé que son licenciement par la société de vente par téléphone Téléperformance n’avait aucune cause réelle ni sérieuse. Il a en outre condamné Téléperformance à lui verser les arriérés de salaire. La jeune femme avait été embauchée en 2001 alors qu’elle portait déjà le foulard, mais elle avait été remerciée pour cette raison à l’occasion de son transfert au siège de l’entreprise. Pour faire jurisprudence, ce jugement devra être confirmé en appel et en dernier ressort par le Conseil d’Etat.

Un problème en terme d'image pour l'entreprise ?

Dalila Tahri porte le foulard islamique depuis l’âge de 22 ans.En janvier 2001, elle est embauchée comme télé enquêtrice par la société Téléperformance. Elle enchaîne des missions, puis elle est employée en contrat à durée déterminée pour passer à un  contrat à durée indéterminée, en juillet 2001. Elle est ensuite mutée du service études au siège social de la société (15e). Là, on n’apprécie pas la tenue de la jeune femme. Un foulard qui cache non seulement sa chevelure mais aussi ses oreilles et son cou.
L'employeur lui demande de porter désormais un foulard moins couvrant, au motif que son nouveau lieu de travail est dans l'immeuble du siège de la socièté et pose à celle-ci un problème en 'termes d'image'. Le refus de Dalila Tahri impliquera son licenciement immédiat.
Renvoyée : Motif: «cause réelle et sérieuse» en raison de «port du voile islamique». Lors de l’audience, le 3 décembre, l’avocate de Téléperformance a fait valoir que l’employeur était «le seul juge de l’image qu’il veut donner». Elle a aussi estimé que Dalila Tahri avait une interprétation «pure et fondamentale» de l’Islam, contrairement à d’autres employées de l’entreprise qui portent le foulard de manière plus discrète. Dalila fondamentaliste ?...En tous les cas une jeune fille  sérieuse qui a reussit a obtenir un CDI et sans aucune raison valable d'être licenciée.
L'avocate de la société Téléperformance souligne, que 'la religion dont il s'agit est à l'heure actuelle un thème politique' et évoqué le 'prosélytisme passif' et la 'vision puriste' de la religion musulmane de son ancienne salariée alors que la société veut 'rester neutre'.
Cependant, Téléperformance respectera la décision de la justice mais n'hésitera pas de faire appel.
«Si on m’avait dit lors de l’entretien d’embauche que le foulard posait problème, je n’aurais pas postulé car, entre mon travail et mon rapport à Dieu, mon choix est fait», a déclaré l’intéressée dans le journal les échos.
Cette décision est non sans conséquences et résoudra certainement les problèmes connus précédement , dans l'entreprise et le service public :  En octobre, le tribunal administratif de Paris a donné raison à un centre pour SDFde Nanterre, au nom de la laïcité et de la neutralité, pour avoir licencié une assistante sociale qui portait un foulard.
Ainsi qu'en Novembre, une animatrice licenciée par la mairie d’Argenteuil a obtenu des indemnités pour les mêmes raisons.






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