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Le nouveau gouvernement de ……Raffarin !

Rédigé par El abed Fatima | Mercredi 31 Mars 2004

L'Elysée a annoncé mardi matin que le chef du gouvernement avait remis sa démission à Jacques Chirac, qui l'a reconduit dans ses fonctions et chargé de former un nouveau gouvernement, dont la composition sera connue mercredi. Le premier conseil des ministres du gouvernement 'Raffarin III', qui a été repoussé, se tiendra vendredi matin à l'Elysée.



L'Elysée a annoncé mardi matin que le chef du gouvernement avait remis sa démission à Jacques Chirac, qui l'a reconduit dans ses fonctions et chargé de former un nouveau gouvernement, dont la composition sera connue mercredi. Le premier conseil des ministres du gouvernement 'Raffarin III', qui a été repoussé, se tiendra vendredi matin à l'Elysée.

 

De droite à gauche on s’inquiète

L'annonce de la reconduite de Jean-Pierre Raffarin à la tête du gouvernement après la débâcle de la droite aux élections régionales a suscité, mardi 30 mars, de nombreuses critiques à gauche. Socialistes, Verts et communistes, qui ont remporté une victoire électorale, ont vigoureusement dénoncé le choix de Jacques Chirac de conserver au moins jusqu'aux européennes du mois de juin un premier ministre désavoué par les urnes.

Le maintien de Jean-Pierre Raffarin comme premier ministre 'est plus qu'une erreur, c'est une faute', a déclaré le premier secrétaire du PS, François Hollande.

La porte-parole du PS, Annick Lepetit, a ironisé en déclarant qu''on ne bouge pas une équipe qui perd'. Quant à l'ancien ministre socialiste Jack Lang, il  a estimé que cette décision risquait de provoquer de 'la déception, de l'amertume, voire de la révolte'. 'Les Français ressentiront cette décision comme une sorte de provocation'.

Yves Contassot, porte-parole national des Verts, a jugé qu'il s'agissait d'un 'simple ravalement de façade qui montre le cynisme du président de la République'. Selon Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), 'Jacques Chirac n'a vraiment rien compris au message des Français ou alors il se moque complètement de l'opinion publique'.

François Bayrou, qui a été reçu dans l'après-midi à Matignon, a déclaré mardi qu'il était 'hors de question de participer au gouvernement' pour l'UDF 's'il n'y a pas une volonté de changement profond de la manière dont le pays est gouverné'

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a qualifié cette reconduction de 'décision choquante' et d''affront au suffrage universel' tandis que le chef de file des députés communistes, Alain Bocquet, parle de 'vraie provocation' et de 'devoir de résistance' à l'assemblée. Pour la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), 'la droite est minoritaire' et donc 'le gouvernement est illégitime' et 'un mouvement doit maintenant s'organiser dans le pays pour les chasser'.

Hervé Morin, président du groupe UDF à l'assemblée nationale, a lui estimé qu'il sera 'extrêmement difficile' de gouverner pour l'équipe Raffarin III.

Raffarin reconduit « malgré lui »

 

Le choix de conserver Jean-Pierre Raffarin à Matignon contraint le chef de l'Etat et son Premier ministre à résoudre, avant toute modification de l'équilibre gouvernemental, la difficile question de la place à accorder à l'actuel ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy.

 

Pourrait ainsi lui succéder à l'intérieur l'actuel ministre des affaires étrangères, le très chiraquien Dominique de Villepin, tandis que plusieurs noms sont cités pour le Quai d'Orsay, dont ceux de Michel Barnier, Philippe Douste-Blazy, Michèle Alliot-Marie ou Dominique Perben.

La constitution de cette nouvelle équipe devrait donc se solder par une hécatombe de ministres venus de la 'société civile', le ministre de l'éducation, Luc Ferry, le ministre des finances, Francis Mer, et la ministre déléguée aux affaires européennes, Noëlle Lenoir, mais aussi la ministre de l'environnement, Roselyne Bachelot, qui seraient remerciés.

Jacques Chirac a ainsi choisi d'accorder une seconde chance au premier ministre pour mieux expliquer les réformes du gouvernement. 'Il faut offrir une alternative au vote-sanction qui a envahi l'espace médiatique pendant la campagne des régionales, expliquait, mardi matin, un ministre de l'équipe sortante. Il faut lui opposer un vote d'encouragement pour tous ceux qui veulent continuer à réformer et à moderniser le pays.'

Pendant ce temps, MM. Chirac et Raffarin réfléchissent à la constitution de la nouvelle équipe dans la plus grande discrétion. Seuls quelques visiteurs sont signalés à Matignon, ministres ou ministrables : Nicolas Sarkozy, le titulaire de l'intérieur, Xavier Bertrand, député de l'Aisne et secrétaire national à l'UMP chargé du débat, Renaud Donnedieu de Vabres, député d'Indre-et-Loire et porte-parole de l'UMP. A leur sortie, ces deux derniers démentent avoir été l'objet d'une proposition d'entrer dans le gouvernement.

Le ministre de l'intérieur distance tous les autres postulants dans les sondages de popularité. A droite, c'est l'homme politique préféré des électeurs, qui souhaitent régulièrement lui voir jouer un rôle important dans la conduite des affaires.

'Jean-Pierre Raffarin, par sa capacité de résistance, par sa fidélité au président de la République et par sa capacité aussi à être soutenu par un parti et une majorité, a encore suffisamment d'énergie pour poursuivre son action', a déclaré pour sa part François Baroin, porte-parole de l'UMP et proche du président de la République.

Le chef de l'Etat a toujours en réserve l'option du recours à Nicolas Sarkozy. 'Jacques Chirac ne peut désormais échapper à ce choix', estimait même dimanche soir un proche du ministre de l'intérieur.

 





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