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Le gouvernement s'esquisse, l'inquiétude règne

Rédigé par Dramé Ibrahima | Mercredi 5 Mars 2003

Les accords de Marcoussis prévoyaient l’entrée des rebelles dans le gouvernement de réconciliation en Côte d’Ivoire. Depuis le 24 janvier, la situation reste figée. Mardi, le comité internationale de suivi qui veille au respect du compromis entre le gouvernement en place et les forces rebelles, s’est réuni à Bouaké, laissant entrevoir une résolution rapide du confit. Seydou Diarra, Premier ministre ivoirien qui a la difficile mission de former le gouvernement provisoire s’estime optimiste. Mais il avertit pour la première fois qu’il pourrait démissionner si ses propositions ne satisfaisaient pas les signataires de l’accord.



Les accords de Marcoussis prévoyaient l’entrée des rebelles dans le gouvernement de réconciliation en Côte d’Ivoire. Depuis le 24 janvier, la situation reste figée. Mardi, le comité internationale de suivi qui veille au respect du compromis entre le gouvernement en place et les forces rebelles, s’est réuni à Bouaké, laissant entrevoir une résolution rapide du confit. Seydou Diarra, Premier ministre ivoirien qui a la difficile mission de former le gouvernement provisoire s’estime optimiste. Mais il avertit pour la première fois qu’il pourrait démissionner si ses propositions ne satisfaisaient pas les signataires de l’accord.

 

La Côte d’Ivoire aura de nouveaux ministres

Seydou Diarra a affirmé lundi à Bouaké que le gouvernement de réconciliation nationale serait annoncé « au plus tard » la semaine prochaine. « Le gouvernement doit être formé rapidement. On a l’impression qu’on gagne du temps, mais pour quoi faire, on ne va pas recommencer la guerre. Je crois que ça a trop duré » Les ivoiriens ainsi que les pays africains voisins qui craignent une déstabilisation de la région attendent avec crainte la formation du nouveau gouvernement.

 

Les rebelles acceptés ?

La femme du président ivoirien, présidente du groupe parlementaire du Front populaire, et connue pour être une dure du régime a exprimé de manière plus explicite que son mari le devoir de prendre en compte les rebelles dans le futur gouvernement : «Si c’est le prix à payer, on va être obligés de regarder et prier le seigneur pour que tous se passe bien »

 

Dernière chance pour Diarra.

Un projet de gouvernement a été mis au point la semaine dernière par le chef de l’Etat. Il a été refusé par la quasi-totalité des signataires. M.Diarra est inquiet : « Ca fait longtemps que je circule et je ne voudrais pas être ridicule. Et je pense que d'ici la fin de la semaine, début de semaine prochaine au plus tard, il y aura un gouvernement. Sinon, j'aviserai parce que je ne peux pas tourner en rond. Je crois que tout a été fait. (...) Sinon je ne serai pas en mesure de continuer, j'ai épuisé toutes mes forces, toute ma créativité »  a-t-il dit.

 

Le Premier ministre a de bonnes raisons pour s’inquiéter. L’attribution de postes ministériels aux rebelles n’est pas envisageable pour les plus extrémistes du gouvernement de Gbagbo





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