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Sur le vif

Le droit de traiter Nadine Morano de « conne » réaffirmé par la justice

Rédigé par Saphirnews | Mardi 2 Août 2016



Le droit de traiter Nadine Morano de « conne » réaffirmé par la justice
La cour d'appel de Nancy a confirmé, mardi 2 août, la relaxe accordée à Guy Bedos en septembre 2015. L’humoriste était poursuivi pour avoir traité Nadine Morano de « conne » lors d'un spectacle donné à Toul (Meurthe-et-Moselle) en octobre 2013 en présence de 1 300 personnes. Il avait par la suite plusieurs fois réitéré l’emploi de ce terme, jugé injurieux par l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que Guy Bedos était « dans son registre habituel » d'humoriste. Il avait aussi jugé que le comédien de 82 ans était resté dans « la loi du genre » en tant que comique, et qu'il n'avait « pas dépassé ses outrances habituelles ».

Le parquet, qui avait fait appel de cette décision de relaxe, avait requis une condamnation en mai dernier lors d'une nouvelle audience. Il n’a pas été suivi dans ses réquisitions, pour le plus grand soulagement de Guy Bedos, qui risquait jusqu’à 12 000 euros d’amende pour « injure publique ».

Prête à se pourvoir en cassation

Nadine Morano - qui a dernièrement déclaré qu'il y aurait « une invasion arabo-musulmane » en France - réclamait, quant à elle, 15 000 euros de dommages et intérêts, qu’elle déclarait vouloir verser à des associations de lutte contre les violences faites aux femmes, estimant que Guy Bedos avait fait preuve de « misogynie » à son égard.

« Femme élue, traitée de salope et de conne dans ma propre ville, je me suis sentie salie et humiliée, je le suis une nouvelle fois sous couvert de la justice », a-t-elle réagi sur les réseaux sociaux, déclarant qu’elle n'accepte pas la décision qu’elle « considère à l'encontre des droits de toute personne à être respectée quel que soit son statut ». Elle souhaite désormais se pourvoir en cassation.





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