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Sur le vif

Le cauchemar des homonymes de Mohamed Merah

Rédigé par La Rédaction | Lundi 22 Octobre 2012



Si l’affaire « Mohamed Merah » a indigné la France et suscité des réactions particulièrement hostiles, ses retombées sur la vie du jeune Mohamed Merah, un Villeurbannais, sont affligeantes.

Six mois après les faits, il se livre. Il a effectivement la « malchance », si l’on peut dire, de porter le même nom que le désormais célèbre tueur au scooter. La confusion entre les deux personnes se fait d'autant plus rapidement parce qu’ils sont tous deux Franco-Algériens et ont également le même âge.

Depuis que Mohamed Merah a perpétré les assassinats de Montauban et Toulouse, la vie du jeune Villeurbannais s’est transformée en cauchemar. Cela a commencé par des messages insultants et des menaces sur son compte Facebook. Suivant les directives de son avocat, il a déjà déposé une plainte pas encore instruite pour l’instant.

Les remarques pleuvent également dans sa vie quotidienne. Dans une mairie, raconte t-il, dès qu’il a donné son nom pour obtenir son certificat de naissance, la personne a rapidement rétorqué que « si c’est une blague, elle est de très mauvais goût », avant de rapidement compatir en s’apercevant que c’était loin d’être le cas.

Malgré les menaces et les insultes, Mohamed Merah ne compte pas changer de nom et déclare, tout en relativisant, qu’ « un nom c’est important. Je préfère assumer » et que « des homonymes, il y en a plein ». Il remercie son entourage pour son soutien et surtout son patron. « Certes, mon patron m’a appelé au moment des faits, en me demandant de m’expliquer sur mes actes. Mais une fois qu’il a compris que je n’y étais pour rien et qu’il s’agissait d’un autre, tout s’est bien passé. J’ai été soutenu. Sans travail je me serais recroquevillé. Je ne serais plus sorti de chez moi », a-t-il déclaré.

Vu l’ampleur des évènements tragiques de Toulouse, Mohammed Merah est pour tout le monde très mal perçu. « Moins on m’en parle, mieux c’est », a fini par conclure son homonyme tout en sachant qu’il est encore difficile d’oublier le nom du tueur au scooter.

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