Connectez-vous S'inscrire






Archives

Le Parti socialiste tance ses responsables qui seraient tentés par une 'commission'

| Mercredi 11 Juillet 2007

Réuni ce mardi 10 juillet en conseil national, le Parti socialiste a averti ses membres, et en particulier ses cadres et « éléphants » : sera exclu provisoirement du Parti toute personne, tout responsable qui accepterait de diriger une commission gouvernementale confiée par l’UMP et Nicolas Sarkozy. Implicitement, c’est Jack Lang qui est visé, puisqu’il pourrait se voir confier une commission chargée de se pencher sur la réforme des institutions.



Jack Lang
Jack Lang
« Toute personnalité qui choisira de participer à une commission le fera à titre personnel et sera suspendue des instances du Parti socialiste » a déclaré le chef de cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste, Stéphane Le Foll, à l’issue du conseil national du PS qui s’est tenu hier mardi 10 juillet, précisant que le PS voudrait que le gouvernement et le Président de la République Nicolas Sarkozy demandent aux partis de désigner des représentants qui siègeraient aux commissions gouvernementales.

Avec cette décision, le Parti socialiste souhaite mettre fin à une « ouverture » qui le divise et le réduit à néant, et vise indirectement Jack Lang, qui serait pressenti pour présider la commission sur la réforme des institutions. Par ailleurs, Hubert Védrines accepté une mission sur la mondialisation, Dominique Strauss-Kahn a été appuyé par le chef de l’état pour la présidence du Fonds monétaire international (FMI), et les députés socialistes Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls et Julien Dray ont affirmé avoir été approchés par Nicolas Sarkozy.

« J'ai demandé aux socialistes d'être groupés, rassemblés, unis et de jouer collectif. C'est une clarté que nous devons apporter au débat public. On voit bien que derrière ces constitutions de commissions, de missions, Nicolas Sarkozy essaie de jouer, d'instrumentaliser » a pour sa part déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.

En revanche, le cas de Dominique Strauss-Kahn, désigné hier comme candidat de l’Union européenne pour la direction du FMI, a été considéré comme n’étant « pas du tout dans le même sujet », selon les termes employés par Stéphane Le Foll, qui apporte par la même « tout le soutien » du PS à l’ancien ministre de l’Économie de Lionel Jospin. Pour Bertrand Delanoë, le maire de Paris, « ce n'est pas la même chose de rendre un service dans une fonction très importante internationale et de confondre la droite et la gauche ». Seul Jean-Luc Mélenchon a critiqué cette nomination. « Je suis un socialiste un peu intraitable, déjà je me demande ce qu'on va faire à la tête du FMI, en quoi c'est très socialiste de le faire » a-t-il déclaré.





Dans la même rubrique :
< >

Loading










Nos services web

Recevez le meilleur de l'actu