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Sur le vif

Le Parisien absent des kiosques

| Mercredi 13 Décembre 2006



Le quotidien Le Parisien ne paraîtra pas, mercredi, le personnel ayant décidé de se mettre en grève mardi soir pour protester contre le projet de la direction, annoncé en comité d'entreprise, de "supprimer la fonction de secrétaire de rédaction".

"Une assemblée générale des journalistes du Parisien réunie ce soir (mardi, ndlr) après le comité d'entreprise où était présenté le projet de réorganisation de la rédaction, a voté la grève pour ce jour, journal daté du 13 décembre", a indiqué dans un communiqué Michel Buratto, représentant syndical de l'organisation Force ouvrière (FO).

"Par ce vote, l'assemblée a manifesté son opposition à un projet qui permet de supprimer la fonction de secrétaire de rédaction (SR) au Parisien", poursuit-il.

Cette assemblée générale, convoquée vers 19H00, et qui réunissait quelque 80 journalistes, a voté la grève à une large majorité, a indiqué une autre source syndicale, ne souhaitant pas être identifiée.

Selon celle-ci, les 55 postes de SR concernés devraient, "d'ici 27 mois, être redispatchés au sein du Parisien, sur le terrain et dans l'encadrement".

"La direction va mettre en place un outil informatique qui permet, selon elle, de se passer des SR, et de reporter leur travail sur les autres services d'écriture, les éditions départementales, les services sports, politique, etc..", a précisé cette source.

"Les chefs de service et leurs adjoints devront assurer eux-mêmes le pré-maquettage et la réalisation de leurs pages, les rédacteurs et les photographes livreront textes et photos qui s'y insèreront", a-t-il poursuivi.

"C'est une compétence historique des quotidiens, celle de SR, qui demain va se diluer ou disparaître", a jugé le responsable syndical, "or ils ont un rôle éditorial essentiel, de relecture, d'enrichissement de la copie".

De son côté un journaliste du Parisien, contacté par l'AFP, a dit sa grande inquiétude de voir "redéployer le personnel à marche forcée, de façon très brutale, au moment où les 35 heures viennent d'être remises en cause".

Cette grève intervient alors que la direction du Parisien a présenté au début du mois un plan de développement prévoyant de transférer 10% des coûts de l'activité presse quotidienne vers les "activités de développement", afin de devenir une entreprise "pluri-médias".

Elle envisage notamment de renégocier l'accord 35 heures, ainsi que de mettre en place un nouveau système rédactionnel.




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