Selon les derniers chiffres transmis par le ministère de l'Intérieur, les listes de gauche, comprenant le PS, PCF, MRC, PRG, et les Verts, l'emporteraient au niveau national avec 47,05% des suffrages contre 45,29% pour les listes de droite comprenant l'UMP, les DVD et le MPF. Le MoDem est crédité lui de 3,64%, l'extrême-gauche de 1,65%, et l'extrême-droite de 0,96% des suffrages.
Si le Parti socialiste refuse pour le moment de trop afficher sa satisfaction et préfère attendre que sa poussée soit "confirmée" au soir du second tour, plusieurs villes gérées par la droite ont été ravies par la gauche dès le premier tour. C'est ainsi le cas à Rouen, Chalon-sur-Saône, Alençon, Laval et Rodez, tandis que d'autres grandes villes administrées par la gauche, comme Lille, sont bien parties pour le rester. A Lyon et à Nantes, les maires PS Gérard Collomb et Jean-Marc Ayrault ont été reconduits dès le premier tour, et des villes comme Strasbourg ou Caen pourraient basculer à gauche.
"Il y a neuf mois, c'est tout juste si on ne nous adressait pas des condoléances", a déclaré le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray, et aujourd'hui "la gauche est là, et bien là", a-t-il souligné.
Pour François Hollande, le Premier secrétaire du Parti socialiste, ce résultat illustre "la volonté d'avertir le président de la République et le gouvernement sur la politique menée depuis neuf mois, en particulier sur le pouvoir d'achat", mais "tout reste ouvert, rien n'est gagné ou joué", a-t-il estimé.
A Paris, le maire PS sortant Bertrand Delanoë paraît parti pour conserver la mairie. Il y devancerait l'UMP Françoise de Panafieu de 14 points.