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Le PS se déchire

Rédigé par Rakho Mom Assmaâ | Lundi 6 Juin 2005

Le Conseil national du PS de samedi 4 juin s’est soldé sans surprise par l’éviction de Laurent Fabius, ex-numéro deux du parti et de ses amis, de la direction. Pourtant, l’ex-premier ministre avait mis en garde un peu auparavant contre « la tentation de la division interne » et le « désir de régler des comptes ». C’est chose faite. Cette décision risque, à l’approche des présidentielles, de mener le parti vers la division.



 

Le Conseil national du PS de samedi 4 juin s’est soldé sans surprise par l’éviction de Laurent Fabius, ex-numéro deux du parti et de ses amis, de la direction. Pourtant, l’ex-premier ministre avait mis en garde un peu auparavant contre « la tentation de la division interne » et le « désir de régler des comptes ». C’est chose faite. Cette décision risque, à l’approche des présidentielles, de mener le parti vers la division.

 

 

Le Conseil national du parti socialiste post-référendum sur le traité constitutionnel s’annonçait houleux. C’est sans surprise qu’il aura décidé du renvoi de son numéro deux, Laurent Fabius, ainsi que de ses amis, de la direction du parti. Les fabiusiens paient ainsi leur campagne pour le non à la constitution, en contradiction avec la majorité des militants du PS qui, lors d’un vote interne s’étaient prononcés pour le oui, et par la même leur « irrespect de la règle au sein d’une même direction » selon François Hollande.

 

Se positionnant en victime, Laurent Fabius a déploré le fait que le parti socialiste n’ait pas entendu « le message du 29 mai » et n’ait pas fait de « l’unité du parti » une priorité. Avant d’ajouter : « je reste fidèle à ma ligne : écouter ce que disent les Français, rassembler les socialistes et préparer l’alternance ».

 

« Ceux qui espéraient le changement avec le non ont obtenu un gouvernement sans Raffarin mais avec Nicolas Sarkozy, les mêmes hommes et moins de femmes pour le même politique » affirmait François Hollande samedi soir lors d’une conférence de presse. La querelle entre les deux hommes semble ne faire que débuter. Elle pourrait aboutir à une scission au sein du parti socialiste et à la présentation de deux candidats lors des présidentielles, ce qui affaiblirait grandement le PS.

 

Par ailleurs, le conseil national a décidé d’avancer la date du Congrès du parti, initialement prévu pour le printemps 2006, et finalement ramené aux 18 et 19 novembre prochain.  





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