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Le Liban rend hommage à Rafic Hariri

| Jeudi 15 Février 2007

Hier, une énorme foule venue de tout le Liban s’est rassemblée au centre de Beyrouth pour célébrer le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri. De son côté, Jacques Chirac a souhaité mercredi "s'associer" et "associer le gouvernement", en son "nom propre" et "au nom de la France", au deuil du peuple libanais "tout entier".



Quelque 300.000 Libanais s'étaient rassemblés à Beyrouth
Quelque 300.000 Libanais s'étaient rassemblés à Beyrouth

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Quelque 300.000 Libanais étaient présents dans le centre de Beyrouth pour célébrer le deuxième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri et soutenir leur gouvernement hostile à la Syrie, malgré l'attentat meurtrier de mardi, qui a fait trois morts au nord de la capitale, interprété comme un acte d'intimidation.

Les forces de l'ordre avaient été déployées en nombre autour de la tombe de l'ancien Premier ministre, sur la place des Martyrs, où un compteur affiche le chiffre 730, qui correspond au nombre de jours que ses assassins ont passé dans l'impunité.

Barricades et clôtures barbelées ont été mises en place pour séparer les partisans de la majorité de ceux de l'opposition, qui campent depuis le premier décembre devant le Grand Sérail, siège du gouvernement, pour réclamer sa démission.

Nous sommes maintenant à l'heure de vérité

"Nous sommes maintenant à l'heure de vérité, au dernier stade de la mise sur pied du tribunal international, dont l'avènement est pour bientôt, très bientôt", a déclaré son fils Saad, chef de file de la majorité anti-syrienne, s'adressant à une marée humaine agitant drapeaux nationaux et ballons.

Le gouvernement libanais et le Conseil de sécurité des Nations unies ont donné leur feu vert à la mise sur pied de cette juridiction spécifiquement chargée de juger les assassins d'Hariri, faisant fi des objections du président pro-syrien Emile Lahoud et d'une opposition emmenée par le Hezbollah.

Damas dément toute implication

Les ténors de la majorité se sont succédé à la tribune pour fustiger le régime syrien auquel ils imputent l'assassinat de Rafic Hariri et les nombreux attentats commis depuis.

"Nous ne céderont rien au terrorisme, aux charges explosives et aux partis totalitaires", a promis Walid Djoumblatt, président du Parti socialiste progressiste et chef de file de la communauté druze, qui n'a pas hésité à traiter le président syrien Bachar al Assad de "singe", de "serpent" et de "boucher".

Damas a toujours démenti toute implication dans l'assassinat de Hariri, qui a suscité l'indignation de la communauté internationale et précipité le départ des forces syriennes en 2005, au terme de 29 ans de présence.

Commerces, écoles et entreprises sont restés portes closes, mercredi, décrété jour férié par le Premier ministre Fouad Siniora.

La France s'associe au deuil du peuple

Jacques Chirac a souhaité mercredi "s'associer" et "associer le gouvernement", en son "nom propre" et "au nom de la France", au deuil du peuple libanais "tout entier".

"Rafic Hariri incarnait le combat du Liban pour la souveraineté, l'indépendance et la démocratie. Plus que jamais ces objectifs demeurent ceux du peuple libanais", a souligné le chef de l'Etat au cours du conseil des ministres, cité par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.

"La communauté internationale est indéfectiblement aux côtés du Liban pour les atteindre" a ajouté le président.

De son côté, George W. Bush a estimé que "les Etats-Unis réaffirment leur soutien à un Liban libre et démocratique, qui est capable de tracer son propre chemin".

"Les auteurs malveillants de ces attentats ne réduiront pas au silence les aspirations du peuple libanais à la justice et à la démocratie dans un Liban indépendant", a renchiri M. Bush.




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