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Monde

Le Liban en deuil

| Vendredi 14 Décembre 2007

Le pays du Cèdre est en deuil et s'apprête vendredi à enterrer le général François el-Hajj, assassiné mercredi. Hier, le président américain a "fermement" condamné cet assassinat et affirmé que les ingérences de la Syrie et de ses alliés dans les affaires du Liban devaient cesser.



Les Libanais rendent hommage au général François el-Hajj
Les Libanais rendent hommage au général François el-Hajj
Je condamne fermement l’assassinat

"Je condamne fermement l'assassinat du général François el-Hajj et présente mes condoléances à sa famille et aux familles des innocents qui ont été assassinés en même temps que lui", a dit M. Bush dans un communiqué.

Il a relevé qu'il s'agissait du douzième assassinat ou tentative d'assassinat de personnalité au Liban depuis octobre 2004, et que, "comme toutes les autres et nombreuses victimes avant lui, le général el-Hajj était un partisan de l'indépendance du Liban et un adversaire des ingérences de la Syrie dans les affaires intérieures du Liban".

"Au moment où le Liban essaie de trouver un président par des moyens démocratiques et en conformité avec sa constitution, les ingérences du régime syrien et de ses alliés, destinées à intimider les Libanais, doivent cesser", a-t-il dit.

M. Bush n'a cependant pas dénoncé une implication syrienne directe dans l'assassinat. M. Bush ne dit pas dans son communiqué que la Syrie est derrière cet assassinat, a dit la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino, "nous ne sommes donc pas prêts à dire cela à ce stade.

Une journée de deuil national

Le général François el-Hajj ainsi que son garde du corps Khairallah Hedwane ont été tués mercredi dans l'explosion d'une voiture piégée, à Baabda, un quartier chrétien de Beyrouth.

Le général el-Hajj, très proche du chef de l'armée Michel Sleimane, était pressenti pour remplacer celui-ci au cas où il serait élu président.

La coalition antisyrienne au pouvoir et l'opposition soutenue par Damas se sont mis d'accord la semaine dernière sur le nom du général Michel Sleimane, un chrétien maronite, pour le poste de président laissé vacant depuis l'expiration du mandat d'Emile Lahoud, le 24 novembre.

Une journée de deuil national a été décrétée au Liban, où les écoles et les universités sont restées fermées vendredi.

L'office funèbre sera célébré à la basilique de Harissa, au nord-est de Beyrouth, et la dépouille sera ensuite transférée dans le village natal du général assassiné, à Rmeich, au Liban sud.

Trois Libanais interrogés

Trois Libanais ont été arrêtés dans le sud du pays dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du
général, a annoncé jeudi à l'AFP une source policière.

"Ils sont interrogés au sujet d'une plaque d'immatriculation appartenant à une BMW et qui a été trouvée sur le lieu de l'attentat", a affirmé la source sous couvert d'anonymat.

L'enquête a révélé que les suspects avaient tous été, à un moment donné, propriétaires de cette voiture, sans qu'il n'y ait jusqu'à présent de preuves les incriminant.





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