Et la « large victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006 », tout en constituant une grande première dans le monde arabe, « change peu de choses sur le terrain pour les Palestiniens ». Surtout du fait des réactions de la communauté internationale qui, dans sa grande majorité, a choisi de boycotter un gouvernement pourtant sorti des urnes, mais qu'elle juge « terroriste ».
Mais en écartant de fait de la scène internationale le Hamas et son gouvernement, cette même communauté internationale ne risque-t-elle pas de « voir les questions palestinienne et libanaise mises à l'agenda de groupuscule se revendiquant d'Al-Qaïda » ? Pour être tout à fait honnête, Aude Signoles rappelle bien que le « Hamas, comme le Hezbollah, est certes islamiste, mais profondément nationaliste. C'est à l'aune de cette dualité que l'on doit envisager son comportement sur la scène politique palestinienne et à l'international. »