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Sur le vif

Le GSPC appelle les Algériens dans un message vidéo

| Mercredi 10 Janvier 2007



Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, le GSPC, menace dans un nouvel enregistrement vidéo diffusé mardi sur Internet de s'en prendre aux Français et Américains qui soutiennent le gouvernement du président Abdelaziz Bouteflika.

Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a déclaré que Paris prenait "très au sérieux" les menaces terroristes et que les services du renseignement suivaient "de très près tout ce qui concerne le GSPC et l'activité de ce type de groupes". Il estime à environ 40.000 le nombre de Français inscrits auprès des consulats, dont 28.000 à Alger et 9.000 à Annaba.

Le 11 septembre dernier, l'Egyptien Ayman al-Zawahri, No2 d'Al-Qaïda, avait officialisé les liens entre son réseau terroriste et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat en annonçant dans une vidéo que le premier avait prêté allégeance au second.

Dans le message vidéo publié mardi par un site Internet, l'émir national du GSPC, Abdelmalek Droukdal, dit Abou Mossaâb Abdel Wadoud, affirme que "l'Amérique et la France pillent les trésors (de l'Algérie) et prennent le contrôle de nos destinées avec la collaboration du voleur Bouteflika". "Sache seulement, ô Bouteflika, et avec toi tes conseillers les généraux et tes maîtres croisés, que nous arrivons avec toute la puissance de Dieu", ajoute-t-il.

Il était impossible de vérifier l'authenticité du document, dont des extraits avaient déjà été mis en ligne samedi, avant la diffusion mardi de la transcription complète des 20 minutes d'enregistrement.

Abdelmalek Droukdal, qui a succédé à l'été 2004 à Nabil Sahraoui, tué par l'armée en Kabylie, a vite affiché sa volonté d'internationaliser son action et de commettre des attentats hors du territoire algérien. Le groupe, également présent dans le Sahel, compte 600 hommes, selon les autorités algériennes. Il refuse de renoncer à la lutte armée pour bénéficier de l'amnistie proposée par les autorités algériennes.





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