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Le 3e étage de la mosquée donné en gage aux artisans

Rédigé par princevaillant@ymail.com | Lundi 28 Septembre 2009

A Empalot, la Grande Mosquée de Toulouse sera la plus grande mosquée de France.



Le 3e étage de la mosquée donné en gage aux artisans
Pour Mohamed Tataï, la cause est entendue, la mosquée d'Empalot s'appellera bien la Grande Mosquée de Toulouse. L'Imam du quartier qui dirige depuis 2005 la construction de l'édifice pour le compte de l'Association culturelle du cercle du dialogue civilisationnel juge que le nom de Grande Mosquée de Toulouse qui lui a longtemps été refusé par l'ancienne équipe municipale s'impose de lui-même de par les dimensions du bâtiment. Fort de ses 2160 m2 répartis sur trois étages, l'édifice « aura des salles de prières qui seront plus grandes que celles de la Grande Mosquée de Paris ou de la mosquée de Lyon ».

Sur le calendrier des travaux, l'Imam d'Empalot s'en remet prudemment à Dieu pour tenir les délais d'une ouverture d'abord programmée pour fin 2008 et qui pourrait n'intervenir que fin 2010. Car depuis le début, la construction avance au rythme des dons des quelques 2 500 fidèles du quartier.

3.5 millions d'euros

Coût total de l'opération : 3,5 millions d'euros essentiellement émis par les Musulmans d'Empalot.

Conformément à la tradition du don aux œuvres du habous - l'équivalent musulman des biens du clergé - les fidèles ont d'abord acheté des parts de la mosquée vendues en fragments 0,25, 0,50 ou 1 m2 qui ont servi à compléter le financement des 1,7 million d'euros de l'achat du terrain et de la réalisation du gros œuvre, payés par ailleurs par une opération immobilière et un emprunt de 180 000 €.

Reste maintenant 861 800 € à trouver pour payer la deuxième tranche des travaux selon un mode de financement plutôt original. Les entreprises qui ont accepté d'intervenir devraient en effet être payées en deux temps et sur trois ans. D'abord 150 000 € versés en trois tranches de 50 000 € au début, au milieu et à la fin des travaux, puis un échelonnement sur trente mois du solde.

Seule difficulté, « nous disposons actuellement de 150 000 € de départ et de quatre traites mensuelles d'avance. Les vingt-six suivantes seront constituées au fur et à mesure par les dons des fidèles », explique Mohamed Tataï. Mais les entrepreneurs demandent des garanties avant de s'engager sur des promesses de dons. « Elles leurs seront finalement fournies par l'hypothèque du 3e étage de la mosquée en cours de construction », explique Mohamed Tataï qui poursuit, « des particuliers nous avaient d'abord proposé d'hypothéquer leurs magasins ou leurs maisons. Mais nous avons choisi le principe de l'hypothèque d'une partie de ma mosquée qui, sans être idéal, permet de répartir la responsabilité sur l'ensemble de la communauté. »


Source : La Dépêche - 17/09/2009




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