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La tension monte au Kosovo

Rédigé par Zaïri Rachid | Vendredi 19 Mars 2004

Le bilan des affrontements interethniques s’élevait à 31 morts, a annoncé l'Onu jeudi soir. Les troupes de la Force de l'Otan au Kosovo (Kfor) ont commencé à évacuer jeudi soir les membres de la Mission de l'Onu (Minuk) à Kosovska Mitrovica vers une localité non précisée, a indiqué l'Onu. L'Otan va déployer jusqu'à 1000 soldats. Pour la 2e journée de suite, des manifestations ont réuni des milliers de personnes. La Force multinationale de paix (Kfor) et la police de l'Onu au Kosovo ont évacué jeudi les Serbes vivant à Pristina et ses environs. Les affrontements ont repris à la suite d’un crime commis à l’encontre de 3 adolescents albanais par des serbes (noyade).



Le bilan des affrontements interethniques s’élevait à 31 morts, a annoncé l'Onu jeudi soir. Les troupes de la Force de l'Otan au Kosovo (Kfor) ont commencé à évacuer jeudi soir les membres de la Mission de l'Onu (Minuk) à Kosovska Mitrovica vers une localité non précisée, a indiqué l'Onu. L'Otan va déployer jusqu'à 1000 soldats. Pour la 2e journée de suite, des manifestations ont réuni des milliers de personnes. La Force multinationale de paix (Kfor) et la police de l'Onu au Kosovo ont évacué jeudi les Serbes vivant à Pristina et ses environs. Les affrontements ont repris à la suite d’un crime commis à l’encontre de  3 adolescents albanais par des serbes (noyade).

Faisons le point

Une centaine de militaires américains de la Force de stabilisation de l'Otan en Bosnie (Sfor) ont été envoyés jeudi au Kosovo afin d'aider la Force multinationale à rétablir l'ordre. 750 soldats britanniques sont attendus à Pristina dans les trois jours.

Pour la deuxième journée consécutive, des Albanais ont manifesté jeudi dans les principales villes du Kosovo, comme à Kosovska Mitrovica (nord). Trois mille personnes à Pristina, le chef-lieu, ont exigé de la mission de l'Onu (Minuk) qu'elle cède du pouvoir aux autorités locales (albanaises) dans le domaine de la sécurité, selon le porte-parole de la police de l'ONU.

La situation dans la ville de Mitrovica, divisée en partie nord serbe et sud albanaise, était calme jeudi dans la soirée, malgré quelques coups de feu, a ajouté la source onusienne.

Des affrontements entre Albanais et soldats de la Kfor -qui tentent de protéger les Serbes et leurs propriétés au Kosovo - ont eu lieu mercredi et jeudi dans des localités serbes du Kosovo.

Les violences ethniques, qui ont frappé le Kosovo mercredi et jeudi ont fait au moins 31 morts et plus de 500 blessés, dont 61 policiers et 35 soldats de l'Otan, selon un nouveau bilan rendu public jeudi par la Minuk.

Des églises et monastères serbes orthodoxes, pour la plupart des joyaux de l'architecture médiévale, ont été démolis au Kosovo depuis le début des violences mercredi, a annoncé vendredi matin l'Eglise orthodoxe, et à Belgrade, Nis et Novi Sad, des jeunes émeutiers serbes ont attaqué et incendié des mosquées et d'autres bâtiments musulmans, aux cris de «mort aux Albanais». Une mosquée du XVIIe siècle a été incendiée à Belgrade.

 

 

Une paix fragile

 

Ces violences reflètent l'extrême fragilité de la paix (juin 1999) dans la province, malgré la présence de la Mission de l'Onu au Kosovo (Minuk) et des quelque 20.000 soldats de la force multinationale (Kfor) dirigée par l'Otan.


Onze soldats français de la Kfor ont été blessés mercredi à Kosovska Mitrovica, dont trois grièvement, selon un porte-parole de la force. C'est dans cette ville sous contrôle militaire français que les  violences inter-ethniques ont éclaté mercredi.


Les violences ont été déclenchées par le dernier d'une série d'incidents et rumeurs, selon lesquels des enfants albanais se seraient noyés mardi soir dans une  rivière en tentant de fuir un groupe de Serbes. Ce drame n'a pas été confirmé par l'Onu. Le chef de la Minuk, Harri Holkeri, s'est refusé 'à  tirer des conclusions tant que l'enquête de la police est en cours'.

Le Kosovo, province du sud de la Serbie à majorité albanaise adminsitrée par l'Onu depuis juin 1999, est contrôlé par 17.000 membres de la Kfor et 10.000 policiers de l'Onu et policiers locaux.





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