« Les grandes lignes de cette réforme sont connues: conseils d'administration […] limités à 20 membres dont une forte part de nommés, renforcement des pouvoirs des présidents d'universités pour recruter les personnels, moduler les rémunérations, les charges d'enseignement, pour disposer du patrimoine immobilier, diversifier leurs financements en développant des partenariats avec les acteurs économiques. […] Cette loi ouvrirait la porte au désengagement de l'Etat et à la remise en cause des missions des organismes nationaux de recherche publique, menacés d'être transformés en agences de moyens » écrivaient vendredi 15 juin dernier les syndicats FSU, CGT, UNSA et UNEF dans un communiqué commun.
Ils estiment par ailleurs que la « prétendue 'autonomie' renforcée risque de faire reculer l'expression collégiale de la démocratie, de faire exploser le statut des personnels et le service public d'enseignement supérieur et de recherche. Ces orientations tournent le dos aux besoins de la société, aux aspirations des étudiants et des personnels », déplorant le fait que « le calendrier retenu ne permet ni un débat sur les contenus et les priorités d'une réforme de l'université, ni une véritable négociation avec la communauté universitaire et les organisations syndicales. […] Les mesures en préparation ne font l'objet d'aucun consensus global ».
C’est pourquoi, ces mêmes syndicats demandaient dans leur communiqué « solennellement que la loi ne soit pas soumise dans la précipitation au cours de la prochaine session parlementaire exceptionnelle au mois de juillet ».