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La paix du «Pacte de Genève»

Rédigé par Mom Nicolas | Mercredi 5 Novembre 2003

Depuis les Accords d’Oslo (1993) qui ont mis fin à la première Intifada, les propositions de règlement du conflit Israélo-Plestinien se sont succédées. La « feuille de route » a tenté en vain de mettre un terme à la seconde Intifada lancée en septembre 2000. Une nouvelle initiative de paix sera présentée à Genève au cours de ce mois de septembre 2003. Baptisé « le pacte de Genève » , ce projet est le fruit d’une collaboration israélo-palestinienne sans tutelle américaine ni présence gouvernementale israélienne. Fermement opposé à ce projet prometteur, Sharon y voit un « complot de la gauche » pour faire renverser son gouvernement.



Depuis les Accords d’Oslo (1993) qui ont mis fin à la première Intifada, les propositions de règlement du conflit Israélo-Plestinien se sont succédées. La ' feuille de route ' a tenté en vain de mettre un terme à la seconde Intifada lancée en septembre 2000. Une nouvelle initiative de paix sera présentée à Genève au cours de ce mois de septembre 2003. Baptisé ' le pacte de Genève ' , ce projet est le fruit d’une collaboration israélo-palestinienne sans tutelle américaine ni présence gouvernementale israélienne. Fermement opposé à ce projet prometteur, Sharon y voit un ' complot de la gauche ' pour faire renverser son gouvernement.

Faire entendre ' La voix du Peuple '
Tout commence en juin 2003, à l’instigation de deux hommes : Ami Ayalon et Sari Nusseibeh. Ami Ayalon est un ancien chef du Shin Bett. Il est aussi officier de la navale. Sari Nusseibeh est président de l'université Al-Quds et ancien représentant de l'OLP. Ces deux hommes ont pourtant lancé une initiative nommée 'La Voix du Peuple', une campagne de sensibilisation pour recueillir des signatures des peuples palestinien et israélien. Tous les deux ont insisté pour expliquer que leur campagne de signatures n'était pas destinée à montrer une défiance envers les directions politiques actuelles. Ils ont tenté de montrer que, combinée à une intervention internationale, elle devait aider les dirigeants à mener des négociations en phase avec les paramètres inclus dans la ' feuille de route '.

Ce 12 octobre 2003, deux autres personnalités politiques , ' spécialistes des négociations ', ont repris le flambeau. Cette fois-ci, ils produisent un plan de paix. Il s’agit de deux anciens négociateurs des accords d’Oslo de 1993 : Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo. Ce plan de paix, ' le pacte de Genève ', sera symboliquement présenté à Genève courant novembre.

Le caractère non officiel des rencontres qui ont abouti à ce plan inspire la méfiance du Président palestinien Yasser Arafat, qui encourage toutefois le processus. Par contre, le Premier ministre israélien Ariel Sharon, ainsi que l’administration Bush refusent de reconnaître ' le pacte de Genève '. M Sharon s’est publiquement fixé l’objectif  de ' faire échouer ' ce projet…

 Les réponses du ' pacte de Genève '
Au cœur de ce plan, un Etat palestinien viable. Ce vieil eldorado de la paix qui fut maintes fois promis jamais réalisé. Le plan s'attaque donc non seulement à la question des frontières israélo-palestiniennes, mais aussi au statut de Jérusalem ainsi qu’au sort des colonies et des populations réfugiées. L’accord reconnaît 'un droit au peuple juif à un Etat' et un 'droit au peuple palestinien à un Etat'.

Il fixe la ligne de partage à celle basée sur l’Armistice de 1949. Pour trouver une solution au problème des colonies, un échange territorial sera proposé. Ainsi, certaines colonies juives seront préservées en échange de l’équivalent du territoire concédé au sud de la Cisjordanie et sur tout le long de la bande de Gaza. Concrètement, seuls les quartiers de colonisation les plus importants de Jérusalem-Est (Givat Zeev, Gilo), la plus grande colonie de Cisjordanie (Maale Adoumin), une partie du 'bloc' du Goush Etzion (dont certaines implantations sont antérieures à la création d'Israël) et d'autres implantations contiguës à la Ligne verte resteront israéliens. Les autres colonies seront démantelées.

Le pacte de Genève propose un partage de Jérusalem. La partie peuplée majoritairement de palestiniens reviendrait à la Palestine et la partie peuplée majoritairement d’israéliens sera à Israël. Israël jouira ainsi de la souveraineté sur le quartier juif et le Kotel, le mur des Lamentations. La souveraineté sur le reste de la vieille ville et sur l'esplanade des Mosquées, reviendrait à la partie palestinienne.

Quant à l’épineuse question des réfugiés palestiniens, victimes de la Nakba (la catastrophe), le droit au retour leur sera concédé, uniquement sur le territoire palestinien ainsi défini.





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