La manifestation de dimanche 4 juin à 15h, qui devait partir de la Place Denfert Rochereau et terminer sa course devant l’Assemblée Nationale, a été interdite à la dernière minute. Organisée à l’appel d’associations telles que La Pierre et l'Olivier, l'AZLS, le Comité Cheikh Yassine, le collectif de la Communauté tunisienne en Europe ou encore les collectifs Guantanamo et Dieudonné, cette manifestation avait pour but de dénoncer la politique européenne et l’embargo subis par la population palestinienne.
Vers 15h15 selon un militant, les policiers auraient interpellé une bonne centaine de personnes présentes. Parmi celles-ci, Ginette Hesse Skandrani qui a appelé à la manifestation au nom de la « Pierre et l'Olivier », Maria Poumier, Présidente de l’association Entre la Plume et l’Enclume. De nombreux enfants ont aussi été emmenés par les forces de l’ordre en direction de différents commissariats de la ville. C’est après six heures d’arrestation et d’interrogatoire, que vers 21h, les derniers manifestants quittent le commissariat du treizième arrondissement de Paris. Convoqué au Parquet, Ginette Hesse Skandrani, témoigne qu’un jeune de 16 ans a été tabassé par les gendarmes et arrêté après avoir crié « Allahou Akbar » (Dieu est grand). Soigné à l'Hôtel-Dieu, il était toujours en garde à vue dimanche soir.
Aucun média n’aurait semble-t-il fait part de l’annonce et du suivi de cette manifestation. Les associations accusent un certain lobbying pro israélien qui aurait fait circuler une « consigne de silence total relative à cette grave atteinte à la liberté de manifestation », selon un militant pro palestinien.