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La gauche, victorieuse, en appelle à 'corriger la politique menée'

| Lundi 17 Mars 2008

Au soir du second tour des élections municipales, la gauche, largement victorieuse de ce scrutin, appelle le gouvernement à "corriger la politique qu'il a conduite depuis maintenant 10 mois". Pourtant, à l'UMP, on refuse de parler de défaite et le Premier ministre François Fillon a jugé "malvenu d'en tirer des leçons nationales".



Le Premier ministre François Fillon
Le Premier ministre François Fillon

'Vote-sanction'

La vague rose, annoncée avant le premier tour et dans l'entre-deux tours, a bien eu lieu au soir du second tour des élections municipales.

En remportant 38 villes de plus de 30 000 habitants, dont 36 en battant la droite, la gauche administrera pour les six années à venir 183 villes de plus de 30 000 habitants, soit 58,5% de ces localités. La droite, elle, en dirigera 124, soit 39,5% et le MoDem 7, soit 2%. En 2001, les chiffres étaient de 145 villes administrées par la gauche contre 160 par la droite et 9 par le MoDem.

S'agissant des villes de plus de 100 000 habitants, la gauche en gère à présent 25 et la droite 12. "La gauche est majoritaire en voix et elle sera majoritaire en nombres de villes et de départements", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste vers 20 heures dimanche 16 mars, appelant par la même le gouvernement et Nicolas Sarkozy à "corriger la politique qu'il a conduite depuis maintenant 10 mois".

Pour Ségolène Royal, cette victoire de la gauche est un "vote-sanction" pour la majorité en place au gouvernement. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a ainsi appelé le gouvernement à "changer sa politique et son comportement".

Les élections cantonales auront elles aussi permis à la gauche de s'emparer de plusieurs conseils généraux. Ainsi, sur 101 conseils généraux, 60 échouent à la gauche.

'Malvenu d'en tirer des leçons nationales'

Pourtant, "la politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisie à l'occasion des élections présidentielle et législatives" et "nous allons poursuivre cette politique", a déclaré vers 20 heures 20 le Premier ministre François Fillon, qui estime qu'il est "malvenu" de tirer de ces élections municipales "des leçons nationales".

Parmi les ministres s'étant présentés à ces élections, quatre ont été défaits. C'est ainsi le cas pour le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, qui a été battu de 113 voix à Périgueux par le socialiste Michel Moyrand, pour la secrétaire d'état aux Droits de l'homme Rama Yade qui figurait à Colombes sur la liste UMP de Nicole Goueta. C'est aussi le cas des ministres de l'Economie et de la Culture Christine Lagarde et Christine Albanel, qui ont été battues à Paris.

Par contre, Rachida Dati, la ministre de la Justice candidate dans le VIIème arrondissement de Paris, a été élue, ainsi que Nathalie Kosciusko-Morizet à Longjumeau, dans l'Essonne, et Jean-Marie Bockel à Mulhouse.




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