La vague rose, annoncée avant le premier tour et dans l'entre-deux tours, a bien eu lieu au soir du second tour des élections municipales.
En remportant 38 villes de plus de 30 000 habitants, dont 36 en battant la droite, la gauche administrera pour les six années à venir 183 villes de plus de 30 000 habitants, soit 58,5% de ces localités. La droite, elle, en dirigera 124, soit 39,5% et le MoDem 7, soit 2%. En 2001, les chiffres étaient de 145 villes administrées par la gauche contre 160 par la droite et 9 par le MoDem.
S'agissant des villes de plus de 100 000 habitants, la gauche en gère à présent 25 et la droite 12. "La gauche est majoritaire en voix et elle sera majoritaire en nombres de villes et de départements", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste vers 20 heures dimanche 16 mars, appelant par la même le gouvernement et Nicolas Sarkozy à "corriger la politique qu'il a conduite depuis maintenant 10 mois".
Pour Ségolène Royal, cette victoire de la gauche est un "vote-sanction" pour la majorité en place au gouvernement. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a ainsi appelé le gouvernement à "changer sa politique et son comportement".
Les élections cantonales auront elles aussi permis à la gauche de s'emparer de plusieurs conseils généraux. Ainsi, sur 101 conseils généraux, 60 échouent à la gauche.