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Economie

La crise iranienne crée une nouvelle flambée du prix du pétrole

| Mardi 18 Avril 2006

La crainte d’une intervention militaire en Iran crée aux Etats-Unis, puis à Londres, une flambée des prix du pétrole. Atteignant son plus haut niveau depuis 1983, soit 70,88 dollars le baril de brut, à la bourse de New York mardi matin, 8h10 heure locale.



La crise iranienne

Le refus catégorique du gouvernement iranien de revoir son programme d’enrichissement nucléaire crée des frayeurs dans les pays occidentaux. Ainsi, le prix de l’or noir s’envole et bas des records historiques, atteignant ainsi, 70,88 dollars le baril de brut, à New York. Battant même le prix qu’il avait atteint un jour après le passage du cyclone Katrina qui endommagea de nombreuses raffineries dans le golfe du Mexique. A Londres, le cours du Brent de la mer du Nord, a franchi pour la première fois mardi le seuil de 72 dollars le baril. Ces prix du pétrole n'atteigenent toutefois pas encore les 80 dollars de 1979 pendant la révolution iranienne.

Dans le pire des scénarios, l’Iran pourrait donc couper les exportations provenant du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier. Ainsi les 16 millions de barils de brut qui quittent chaque jour la région du Golfe via le détroit qui relie le golfe persique à la mer d'Oman seraient bloqués, soit près de 20% de la production mondiale. L'Iran étant le quatrième producteur mondial, avec une production d’environ 4 millions de barils par jour (mbj), il est aussi le deuxième plus gros fournisseur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Si le pire des scénarios se produisait en Iran, les prix du pétrole pourraient monter exceptionnellement haut. En cas de fermeture du Golfe au transport maritime, on pourrait ainsi voir les prix grimper à 150 dollars et probablement plus haut» explique Simon Wardell, analyste au centre de recherche Global Insight.

Pour l’instant, les membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne qui devaient se réunir à Moscou ey discuter sur les mesures à prendre face à Téhéran, remettent leur décision au 28 avril.

Vers une crise mondiale ?

L’Iran n’est pas le seul pays producteur de pétrole dont la situation politique inquiète sérieusement les économistes. Les marchés spéculeraient sur une aggravation de la crise au Moyen-Orient, où l'attentat suicide de lundi à Tel Aviv, a relancé la tension. De plus, Le Nigeria, ou la guérilla attaque régulièrement les installations pétrolières du delta du Niger, continuant de privé au monde l’équivalent de 500 000 barils par jours.

Le gouvernement français semble s’inquiéter des conséquences financières que ceci pourrait avoir sur le prix à la pompe. Cependant, Le ministre de l'économie, Thierry Breton a affirmé, mardi, sur France Inter, qu'en cas de « mouvements erratiques sur les prix à la pompe », il pourrait « réunir à nouveau les opérateurs pétroliers à Bercy pour veiller à ce que la répercussion se fasse de façon lissée. »

Enfin, plusieurs ministres des Etats membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont fait savoir, ces derniers jours, que le cartel produisait déjà "au maximum" et qu’il ne pourrait donc pas augmenter l’offre pétrolière.





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