Le refus catégorique du gouvernement iranien de revoir son programme d'enrichissement nucléaire crée des frayeurs dans les pays occidentaux. Ainsi, le prix de l'or noir s'envole et bas des records historiques, atteignant ainsi, 70,88 dollars le baril de brut, à New York. Battant même le prix qu'il avait atteint un jour après le passage du cyclone Katrina qui endommagea de nombreuses raffineries dans le golfe du Mexique. A Londres, le cours du Brent de la mer du Nord, a franchi pour la première fois mardi le seuil de 72 dollars le baril. Ces prix du pétrole n'atteigenent toutefois pas encore les 80 dollars de 1979 pendant la révolution iranienne.
Dans le pire des scénarios, l'Iran pourrait donc couper les exportations provenant du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier. Ainsi les 16 millions de barils de brut qui quittent chaque jour la région du Golfe via le détroit qui relie le golfe persique à la mer d'Oman seraient bloqués, soit près de 20% de la production mondiale. L'Iran étant le quatrième producteur mondial, avec une production d'environ 4 millions de barils par jour (mbj), il est aussi le deuxième plus gros fournisseur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Si le pire des scénarios se produisait en Iran, les prix du pétrole pourraient monter exceptionnellement haut. En cas de fermeture du Golfe au transport maritime, on pourrait ainsi voir les prix grimper à 150 dollars et probablement plus haut» explique Simon Wardell, analyste au centre de recherche Global Insight.
Pour l'instant, les membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne qui devaient se réunir à Moscou ey discuter sur les mesures à prendre face à Téhéran, remettent leur décision au 28 avril.