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La conférence de Londres sans Israël

Rédigé par Ammar B. | Lundi 28 Février 2005

Londres accueille demain une conférence au sommet sur le conflit Israélo-palestinien. En plus du Premier ministre britannique, Tony Blair, y prendront part le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, la secrétaire d’État américaine, Condeoleezza Rice, le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, ainsi que 25 ministres des Affaires étrangères arabes et étrangers. Au centre des discussions : la réforme de l’Autorité palestinienne. Les Israéliens seront absents. Les Palestiniens seront présents.



Londres accueille demain une conférence au sommet sur le conflit Israélo-palestinien. En plus du Premier ministre britannique, Tony Blair, y prendront part le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, la secrétaire d’État américaine, Condeoleezza Rice, le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, ainsi que 25 ministres des Affaires étrangères arabes et étrangers. Au centre des discussions : la réforme de l’Autorité palestinienne. Les Israéliens seront absents. Les Palestiniens seront présents.

La réunion de Londres intervient après une attaque à la bombe vendredi 25 contre une discothèque de Tel-Aviv (six morts et une cinquantaine de blessés). Cette attaque est la première en Israël depuis le sommet du 8 février à Sharm el-Sheikh (Egypte) où Palestiniens et Israéliens ont renoué le dialogue. Elle est condamnée par Abu Mazen, président de l’Autorité palestinienne. Elle fut d’abord attribuée au Jihad islamique. Mais les responsables de ce mouvement en Palestine ont déclaré ne pas être concernés par l’opération. Le Hamas, le Jihad islamique ainsi que les Brigades des martyrs d’Al Aqsa ont démenti être impliqués dans l’attaque qui met en péril les nouveaux espoirs de paix.

La Syrie est dans le collimateur

Les mouvements armés palestiniens sont généralement prompts à revendiquer les opérations au cœur d’Israël. Même si, selon l’usage, le kamikaze a enregistré un message vidéo où il apparaît entouré de drapeaux du Jihad islamique, Abu Mazen accuse ' une tierce partie qui veut saboter et détruire le processus de paix '. Les autorités israéliennes accusent explicitement la Syrie. Ce qui permet à chacun des protagonistes de ne pas relancer le cycle habituel d’attaque et de riposte. Au sortir d’une réunion hebdomadaire hier, les autorités militaires israéliennes ont fait savoir qu’aucune action militaire n’était à l’ordre du jour.

Cependant, le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz a déclaré qu’Israël a transmis une liste de personnes recherchées à l'Autorité palestinienne. M. Mofaz a affirmé disposer de preuves d'une implication de la Syrie dans l’attaque de vendredi, selon des sources gouvernementales. Mais le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk al-Chareh, a rejeté ces accusations israéliennes, affirmant qu'elles ' ne reposaient sur aucune preuve '. Au mois d’octobre dernier, l’armée israélienne avait bombardé un camp de Ein Saheb à 22 km de Damas.

Sharon agrandit les colonies

Le samedi dernier, le Président de l’Autorité palestinienne a réuni les principaux responsables de la sécurité palestinienne pour leur exiger des résultats. Mais une tentative de désarmement des mouvements de la résistance palestinienne, comme le souhaite Israël, ferait courir des risques de guerre civile dans les Territoires occupés. Surtout dans le contexte actuel où le processus électoral en cours en Palestine oppose les forces politiques en présence.

En l’absence d’un geste fort du gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne peut difficilement amener les mouvements armés à rentrer dans les rangs. Les pourparlers entre l’Autorité palestinienne et les différents mouvements prévus en Egypte ont été reportés. L’étau se resserre autour de la nouvelle équipe palestinienne.

D’une part Ariel Sharon a décidé et fait adopter avec courage le retrait de ses forces de Gaza. Mais d’autre part, le quotidien israélien Yedioth Ahronoth révèle que le même Sharon envisage de construire plus de 6 000 nouvelles maisons dans des colonies juives de Cisjordanie au cours de cette année. Selon le journal, le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a donné son accord pour la commercialisation de ces projets immobiliers. Dans le même temps, les Palestiniens de Cisjordanie assistent impuissants à la poursuite de la construction du mur qui rend caduque avant terme le projet annoncé d’un Etat palestinien. Mais à l’Humanité, Nabil Chaath, vice-premier ministre, explique qu’à Londres: ' Nous nous attendons à un soutien financier et logistique substantiel, mais aussi à des positions politiques consolidant le processus de paix. Nous nous attendons aussi à ce que l’Europe insiste sur la nécessité de l’application de la ' feuille de route ', la création d’un État palestinien et à un accroissement du rôle européen dans le processus de paix. '

 





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