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Sur le vif

La France 'reconnaîtra tôt ou tard les crimes qu'elle a commis'

| Jeudi 18 Octobre 2007



Mohamed Cherif Abbas, ministre algérien des Moudjahidine (combattants de la guerre d'Algérie) a estimé mercredi, lors des célébrations du 46e anniversaire de la Journée nationale de l'émigration, que "la France reconnaîtra tôt ou tard les crimes qu'elle a commis lors de son occupation de l'Algérie".

De l'avis de ce ministre, le 17 octobre 1961 reste pour l'Algérie "une journée mémorable de la glorieuse révolution, le jour ou les émigrés en France ont répondu à l'appel du Front de libération nationale pour faire échec à la décision des autorités françaises de l'époque à Paris d'instaurer le couvre-feu nocturne pour les Algériens et les Algériennes afin de les empêcher de poursuivre la lutte".

Les émigrés algériens "sont sortis avec courage et détermination pour manifester dans les rues de Paris, protestant contre la décision des autorités coloniales, qui les a réprimés avec violence, assassinant un grand nombre de manifestants et jetant d'autres dans la Seine" a-t-il poursuivi.

"D'autres encore ont été mis en prison alors que certains ont été expulsés vers d'autres régions", a-t-il encore rappelé.

Pourtant, a poursuivi Mohamed Cherif Abbas, ces manifestations "n'ont pas été vaines car elles ont contraint les autorités coloniales à annuler le couvre-feu, les Algériens pouvant alors circuler à Paris à toute heure".





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