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Communiqués officiels

La France c'est moi !

Rédigé par Aziz Senni | Vendredi 30 Mars 2007



Drapeau Royal et identité Sarkozyste


Les propos récents de Mme Royal sur le drapeau tricolore m’ont rappelé que j’en avais un à la maison, soigneusement plié dans une armoire.

Comme des millions de Français, je l’avais acheté spontanément en 1998 (j’avais alors 21 ans), lors de la coupe du Monde de football remportée par notre pays. On l’a dit et répété : cette équipe de France victorieuse semblait résumer nos valeurs et notre identité nationale aux yeux du monde.

Pourquoi le nier ? Comme des milliers de français, ni le clan Chirac, ni l’équipe de Jospin ne m’avaient auparavant donné envie de brandir le drapeau de notre pays. Mon sentiment quant à ce symbole demeurait mitigé : j’aimais les trois couleurs, ainsi que notre devise –Liberté, Egalité, Fraternité- pour ce qu’elles représentaient, pour ce qu’elles disaient du passé et de l’avenir de la France. Mais ce drapeau était aussi, dans le présent, le cache-misère national d’une société injuste et hypocrite incapable de se regarder face à elle-même. Il ne suffit pas de brandir un symbole pour faire l’unité d’un peuple ou pour dire à chaque Français qu’il porte une partie de la France.

Mme Royal, M. Sarkozy se cachent derrière notre drapeau, en espérant que les Français de toutes origines, de droite et de gauche, jeunes ou seniors, salariés du privé ou du public, chômeurs ou pas, se rallieront spontanément à ce panache tricolore en oubliant leurs vrais problèmes… ceux de l’emploi, de l’éducation, du logement, ect …

Je suis fier de le dire : j’aime la France. Mais je sais que cet amour de notre pays ne se décrète pas.

J’aime la France, et j’aime ces trois couleurs qui sont les nôtres. Mais je sais que cet amour-là ne se décide pas : il se ressent au plus profond de soi.

Si Marianne veut que tous les citoyens l’aime, il est impératif qu’elle aime tous ses enfants, qu’elle les respecte et qu’elle tienne ses promesses d’avenir meilleur avec des acteurs politiques rassembleurs, apaisant, franc, honnête et juste.

L’exaltation des symboles nationaux ne peut servir à cautionner des projets qui mentent au pays ou le divisent.

N’oublions jamais que nos débats sont observés par le monde entier. Qu’aurions nous dit si
les Allemands avaient décidé de créer un ministère de l’identité nationale ???

C’est parce les injustices de la société française me révoltent profondément que je me suis engagé en politique. Ce combat passera, selon moi, par la victoire d’un candidat responsable, rassembleur, courageux et tolérant : pour une identité nationale apaisée et ouverte, au cœur d’une Europe solidaire et fraternelle.

Aziz SENNI, auteur de « l’ascenseur social est en panne, j’ai pris l’escalier » (Edition L’Archipel)





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