Né albinos, Salif Keita a beaucoup souffert de son état d’albinisme. Il s’est vu exclu de l’école quand il avait des difficultés à suivre normalement les cours comme les autres élèves. Il était souvent pris à parti par certains de ses camarades de classe et de quartier, raconte t-il.
Alors, il s’intéressera finalement à la musique malgré le refus de sa famille pour cet art destiné aux "non nobles". Salif n’étant pas de la caste des griots, ses parents ne pouvaient accepter qu’il s’adonne à la musique. Il finira pourtant par les convaincre que c’est ce qu’il sait faire de mieux dans la vie.
L'artiste se souvient encore de son enfance malheureuse émaillée d’injures, d’humiliations, de mépris. Les autres enfants de son âge, et même certains parents lui montraient sans cesse, sa différence de peau et qui faisait de lui, « un enfant de malheur ».
Malgré tout, grâce à son courage et au timbre de sa voix qui perce même les plus insensibles, le « petit blanc » du mandé, comme l’appellent certains de ses fans, à réussi à se faire une place à travers non seulement l’Afrique, mais aussi et surtout dans le monde entier.
Salif Keita, l'albinos est un ambassadeur de la musique Malienne, à l'instar d'Amadou et Mariam, de Rokia Traoré ou encore Oumou Sangaré, bien qu'il les ai précédé dans ce domaine.