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Economie

La Croissance : on y croit...

Rédigé par OURABAH Sofiane | Jeudi 8 Avril 2004

Le gouvernement maintient sa prévision de croissance de 1,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2004, a déclaré mercredi Jean-François Copé. 'Nous avons établi notre budget sur une hypothèse réputée basse. Nous continuons aujourd'hui à travailler sur cette base', a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du compte-rendu du conseil des ministres.



Le gouvernement maintient sa prévision de croissance de 1,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2004, a déclaré mercredi Jean-François Copé. 'Nous avons établi notre budget sur une hypothèse réputée basse. Nous continuons aujourd'hui à travailler sur cette base', a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du compte-rendu du conseil des ministres.

Reprise de la croissance ?

'Tous les éléments dont nous disposons aujourd'hui confirment une reprise de la croissance', a souligné M. Copé. Il a évoqué 'des éléments tels que la stabilisation du chômage, la légère reprise de la consommation des ménages, la remontée d'indicateurs come le moral des ménages ou des entreprises'.

'A nous de continuer à travailler dans cet esprit, la maîtrise de la dépense publique et une politique fiscale qui continue d'inciter à l'embauche par la baisse des charges sociales', a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Dans sa dernière note de conjoncture rendue publique le 31 mars, l'INSEE a revu à la baisse sa prévision de croissance pour le premier semestre, à 1,4% au lieu de 1,7%. L'institut prévoit toujours une croissance proche de 2% sur l'ensemble de l'année, contre 0,2% en 2003.

Interrogé sur la date du retour de la France dans les 'clous' du Pacte de stabilité, le porte-parole a réaffirmé la 'détermination constante' du gouvernement à réduire les déficits publics et à maîtriser les dépenses.

Pour le reste, Jean-François Copé a renvoyé aux déclarations de Nicolas Sarkozy mardi à l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Economie et des Finances a prévenu qu'il n'était 'pas question de laisser filer les déficits', sans donner de date pour le retour des déficits publics français dans la limite des 3% de PIB imposée par le pacte de stabilité. AP

Aggravation du déficit budgétaire de la France en février

Le déficit budgétaire de la France continue de se creuser: il a atteint 20,86 milliards d'euros en février, contre 15,47 milliards d'euros à la même période l'an dernier, soit une hausse de près de 35%, selon les chiffres publiés mardi par le secrétariat d'Etat au Budget.

Les dépenses du budget général se sont élevées à 49,26 milliards d'euros, soit une progression de plus de 17% sur un an, tandis que les recettes nettes s'établissaient à 33,7 milliards d'euros, en augmentation de 5% par rapport à la même date en 2003.

Dans ses prévisions, le gouvernement français table pour 2004 sur un déficit budgétaire égal à 3,6% du produit intérieur brut (PIB).



En 2003, ce déficit a atteint 4,1% du PIB, un niveau nettement supérieur aux 3% maximum prévus dans le Pacte de stabilité adopté par les 12 pays de la zone euro.

Samedi, lors d'un sommet Ecofin (réunion des ministres des Finances de l'Union européenne) informel en Irlande, M. Sarkozy avait renouvelé l'engagement de la France à ramener le déficit public sous les 3% l'an prochain, tout en soulignant que 'pour réduire le déficit, il ne faut pas casser la croissance'.

Simultanément, la Lettre de l'Expansion, lundi, indiquait que 'la croissance 2003 pourrait avoir été négative', et avoir été de -0,2% au lieu de 0,2% annoncé jusqu'à maintenant. La Lettre indique que 'ce que découvrent les experts de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) qui sont actuellement en train d'harmoniser leurs calculs pour chiffrer la croissance française en 2003, est assez alarmant'. *
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*Source : AFP





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