Une fois entendus au sujet de la cérémonie religieuse, qu’en est-il de l’après mariage ? C’Est-ce que s’applique à décortiquer la seconde fiche rédigée par la Conférence des évêques suisses. Afin de permettre aux futurs mariés de faire leur choix avec discernement et en connaissance de causes, l’Eglise catholique revient avec cette seconde fiche sur l’aspect plus culturel que religieux qui caractérise la communauté musulmane. D’ailleurs, la distinction est à saluer puisque, en dehors de toutes prescriptions religieuses, il existe en effet des traditions et comportements propres à « chaque aire culturelle .
Pratique religieuse, éducation des enfants, contrat de mariage, retour vers le pays d‘origine, « pour des couples croyants, le simple respect de la religion de l'autre n'est pas suffisant dans la durée ».
Au regard des difficultés qu’ont à surmonter les couples mixtes islamo-chrétiens, il est clair que l’initiative de la CES est à saluer. Pourtant, la stigmatisation et la focalisation sur des sujets tels que la polygamie - de moins en moins répandue, et l’autorité de l’homme sur la femme - discutable, restent à déplorer.
« Deux conjoints de religions aussi différentes que l'islam et le christianisme peuvent, sans drame, découvrir qu'ils ont en commun beaucoup plus qu'ils ne le savaient. Leurs idées sur Dieu peuvent différer, mais ils peuvent paisiblement reconnaître que Celui qu'ils nomment et recherchent est le Dieu Unique qui est au-delà de toute idée humaine, Celui qui a tout créé, qui les connaît, chacun par son nom, qui les a appelés à une expérience de foi, de confiance, de prière. Ils peuvent, dans un climat de remise de leur vie à Dieu, accepter de ne pas pouvoir faire toute la lumière sur leurs différences doctrinales », écrit pourtant dans la revue Accueil rencontre Jean Marie Gaudeul, du Secrétariat pour les relations avec l'Islam (SRI).