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La CIA torture en afghanistan pour faire parler...

Rédigé par Source libération Revue de presse | Vendredi 27 Décembre 2002

Le Washington Post dévoile les méthodes d'interrogatoire des agents de la CIA en Afghanistan, qui n'hésiteraient pas à faire parler des suspects sous le stress et la contrainte.
Pour le Post, qui cite à l'appui les confessions d'anciens agents secrets américains, ces méthodes « brouilleraient les limites traditionnelles entre le bien et le mal, le légal et l'inhumain ».



Le Washington Post dévoile les méthodes d'interrogatoire des agents de la CIA en Afghanistan, qui n'hésiteraient pas à faire parler des suspects sous le stress et la contrainte. Pour le Post, qui cite à l'appui les confessions d'anciens agents secrets américains, ces méthodes « brouilleraient les limites traditionnelles entre le bien et le mal, le légal et l'inhumain ».

Le journal décrit notamment un groupe de conteneurs métalliques transformés en centre d'interrogatoire de la CIA sur la base aérienne de Bagram, QG des forces américaines qui traquent les vestiges des talibans et des réseaux Al Qaïda d'Oussama ben Laden.

Des méthodes peu conventionnelles
Les suspects qui refuseraient de coopérer seraient parfois obligés de se tenir debout ou à genou pendant plusieurs heures, le visage cagoulé de noir. Ils seraient maintenus dans des postures difficiles ou pénibles, privés de sommeil tout en étant soumis à une lumière artificielle 24 heures sur 24, dans le cadre d'une technique éprouvée dite de « stress et de contrainte ».
« Dans le cadre de la guerre générale à facettes multiples contre le terrorisme menée par l'administration Bush, l'un des aspects les plus opaques, et pourtant vital, constitue la détention et l'interrogatoire de terroristes présumés », souligne le Post.

Les autorités américaines sont quasi-muettes sur l'identité, le nombre, les méthodes d'interrogation et le sort réservé aux personnes entre leurs mains. Officiellement, le gouvernement américain est hostile à l'emploi de la torture. Le centre d'interrogatoire de Bagram, à une vingtaine de km de la capitale afghane, est interdit à toute personne étrangère au service.






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