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Mardi 16 Mars 2010
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L'islam, un état d'esprit, pas un État

Par Isabelle Dana*



L'islam, un état d'esprit, pas un État
C'est un fait : d'après les nouvelles récentes, la question d'un État islamique suscite la polémique en Occident. Fin octobre, un imam a été tué et six hommes arrêtés par le FBI à Detroit, pour avoir comploté en vue d'établir un État islamique aux États-Unis. Au Royaume-Uni, les autorités s'alarment de l'infiltration des écoles musulmanes par des groupes extrémistes comme Hizb ut-Tahrir, qui cherchent à propager leur conception d'un État islamique.

L'opinion publique occidentale redoute que des musulmans radicaux cherchent à imposer leurs valeurs au reste du monde. Mais ce n'est pas seulement aux yeux d'un monde occidental inquiet que la notion nébuleuse d' « État islamique » fait problème : au sein du monde musulman lui-même, elle constitue réellement une pomme de discorde.

Les théologiens musulmans sont nombreux à penser qu'en fait l'État islamique constitue un obstacle à l'éthique et aux valeurs de l'islam. En Iran, l'intellectuel de premier plan qu'est Abdulkarim Soroush − qui était aussi, naguère, une personnalité politique − souligne la difficulté qu'il y a à maintenir les droits civiques, politiques et religieux dans l'actuelle République islamique d'Iran. Et même le nouveau courant des Frères musulmans, en Égypte, estime qu'un État islamique n'est pas réalisable dans le monde d'aujourd'hui.

On voit partout des intellectuels musulmans appeler de leurs vœux des systèmes alternatifs qui favoriseraient une vision islamique de la société tout en s'adaptant aux sociétés de plus en plus pluralistes qui sont les nôtres. Les opinions divergent − des plus conservatrices aux très progressistes − sur la nature, la forme et les objectifs d'un État islamique. Mais le fait est que les États islamiques que l'on connaît aujourd'hui ont largement échoué à créer des systèmes politiques respectant ces idéaux.

Le résultat est, par exemple, qu'un Mohamed Talbi, écrivain et intellectuel tunisien, en vient à appeler les sociétés musulmanes à abandonner le modèle d'un État islamique pour s'attacher, au contraire, à mettre en place une oumma planétaire, une communauté universelle partageant les valeurs centrales de liberté et de justice. À ses yeux, l'islam s'incarne dans le concept de « différence dans l'unité », autrement dit le pluralisme. « Je suis », écrit-il, « un atome musulman à l'intérieur d'une molécule d'homme. Mon oumma, c'est l'humanité, et je ne fais aucune différence entre croyances, opinions, couleurs ou races ; tout les êtres humains sont mes frères et mes sœurs. » L'époque actuelle, de mondialisation, représente pour lui une occasion rare d'œuvrer pour réaliser cet idéal.

Un autre intellectuel musulman qui s'élève contre un État islamique dans le monde d'aujourd'hui est Farid Esack, d'Afrique du Sud : si combattre en faveur des communautés opprimées est le message de l'islam, alors les États islamiques que l'on connaît aujourd'hui sont tout sauf islamiques. C'est la conclusion à laquelle il est arrivé à partir de son expérience personnelle − d'abord comme étudiant au Pakistan, où il fut témoin de la persécution que subissent des communautés non musulmanes pauvres et marginalisées, ensuite comme militant en Afrique du Sud, où il fit, dans le combat contre l'apartheid, l'expérience de la solidarité avec des gens de toutes confessions. Proche partisan du président Nelson Mandela, Esack propose, lui aussi, une modalité différente d'influence islamique réalisée dans une oumma planétaire qui ne se contente pas de simplement tolérer les différences : il s'agit de rassembler le genre humain, par delà la race et la religion, au nom d'un objectif bien précis : la justice.

Selon Esack, l'oumma n'est pas une affaire de parenté, mais d'actes de foi : la vrai oumma est le rassemblement de toutes les religions dans un combat contre l'oppression sous toutes ses formes.

Abdullahi an-Naim est un intellectuel musulman soudanais, qui a dû quitter Khartoum pour avoir adhéré à la doctrine libérale de Mahmoud Taha, théologien et personnalité politique soudanaise qui se fit l'avocat d'une réforme politique et religieuse. Il est persuadé qu'un État islamique est condamné à l'échec et qu'une laïcité fondée tant sur la liberté de religion, l'éthique et la moralité, que sur des droits et devoirs, est de loin le meilleur système pour les musulmans de tous les pays. Cette modalité de laïcité devrait comprendre différentes visions du monde, et ne pourrait être bâtie que par le dialogue et l'échange dans une société civile planétaire.

La prédominance de l'oumma sur l'État islamique manifeste un basculement de l'État − l'appareil politique − vers les individus et les communautés, qui deviennent ainsi des agents ayant la responsabilité de mettre en œuvre dans leurs sociétés pluralistes les idéaux de l'islam. Cette proposition, qui mérite attention et qui s'appuie sur une vision mondialisée de l'islam, pourrait être un cadre plus souple et plus approprié à notre société planétaire.



* Isabelle Dana (isabelle.dana@gmail.com), professionnelle de la communication et des médias, s'intéresse particulièrement à l'Afrique, au Moyen-Orient et aux études islamiques.



Samedi 9 Janvier 2010
Isabelle Dana



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1.Posté par Jean-Pierre CHAMBARD le 09/01/2010 11:48

Mohamed Talbi à dit : "Mon oumma, c'est l'humanité, et je ne fais aucune différence entre croyances, opinions, couleurs ou races ; tout les êtres humains sont mes frères et mes sœurs."

Ce que dit très exactement la Franc-Maçonnerie depuis plus de 250 ans !
Je pense en particulier au poème de Rudyard Kiplin sur sa Loge mère :

Il y avait Rundle, le chef de station,
Beazelay, des voies et travaux,
Ackman, de l'intendance,
Donkin, de la prison,
Et Blacke, le sergent instructeur,
Qui fut deux fois notre Vénérable,
Et aussi le vieux Franjee Eduljee
Qui tenait le magasin "Aux denrées Européennes"
Dehors, on se disait "Sergent, Monsieur,
Salut, Salam",
Dedans, c'était "Mon Frère" et c'était
Très bien ainsi,
Nous nous rencontrions sur le niveau
Et nous nous quittions sur l'équerre,
Moi, j'étais second diacre dans ma loge Mère, là-bas!

Il y avait encore Bola Nath, le comptable,
Saül, le juif d'Aden,
Din Mohamed, du bureau du cadastre,
Le sieur Chuckerbutty,
Amir Singh, le sikh,
Et Castro, des ateliers de réparation,
Qui était catholique romain,
Nos décors n'étaient pas riches,
Notre temple temple était vieux et dénudé,
Mais nous connaissions les anciens landmarks
Et les observions scrupuleusement.
Quand je jette un regard en arrière,
Cette pensée, souvent me revient à l'esprit :
Au fond, il n'y a pas d'incrédules,
Si ce n'est peut être nous mêmes!

Car tous les mois, après la tenue,
Nous nous réunissions pour fumer,
Nous n'osions pas faire de banquets
(de peur d'enfreindre la règle de caste
de certains frères)
Et nous causions à coeur ouvert de religions
Et d'autres choses
Chacun de nous se rapportant
Au Dieu qu'il connaissait le mieux.
L'un après l'autre, les frères prenaient la parole
Et aucun ne s'agitait.
L'on se préparait à l'aurore, quand
S'éveillaient les perroquets,
Et le maudit oiseau porte-fièvre;
Comme après tant de paroles
Nous nous en revenions à cheval,
Mohamed, Dieu et Shiva
Jouaient étrangement à cache cache dans nos têtes,
Bien souvent depuis lors,
Mes pas errant au service du gouvernement,
Ont porté le salut fraternel
De l'Orient à l'Occident
Comme cela nous est recommandé,
De Kohel à Singapour.
Mais comme je voudrais les revoir tous
Ceux de ma loge Mère, là-bas!
Comme je voudrais les revoir,
Mes frères noirs ou bruns,
Et sentir le parfum des cigares indigènes
Pendant que circule l'allumeur,
Et que le vieux limonadier
Ronfle sur le plancher de l'office,
Et me fait retrouver parfait maçon
Une fois encore dans ma loge d'autrefois.

Dehors, on se disait "Sergent, Monsieur,
Salut, Salam",
Dedans, c'était "Mon Frère" et c'était
Très bien ainsi,
Nous nous rencontrions sur le niveau
Et nous nous quittions sur l'équerre,
Moi, j'étais second diacre dans ma loge Mère, là-bas!


Cordialement.

2.Posté par John Rambo le 09/01/2010 15:29

Non mais sérieusement, qu'est ce que c'est que cet article bidon ?
Saphir News n'est pas censé être une officine pour anonymes laiques en mal de reconnaissance ...

3.Posté par salem le 11/01/2010 22:33

salam aleykoum,

Je crois qu'il est très important de clarifier certains points qui me semble nécessaires lorsqu'on se dit musulman. Etre musulman c'est reconnaître qu'il n'existe q'un seul DIEU unique , de lui obéir et de vivre comme LUI nous demande de vivre, et non comme nous souhaitons le faire avec toutes nos faiblesses humaines.
Il est notre créateur , il sait ce qui est bon pour nous, et ce qui ne l'est pas, nous Lui obéissons dans nos pratiques cultuelles, comme dans nos transactions de la vie courante.
L'islam n'est pas le judaïsme, ni le Christiannisme , où le culte est à "dieu" et la loi aux hommes, non en islam le culte est à Dieu, la loi est à Dieu, et c'est à Lui que toutes choses revient.
Ce n'est qu' un pur ignorant de l'islam, celui qui prétend que l'islam est une religion qui se limite qu'aux pratiques cultuelles, ALLAH ne nous a pas laisser orphelin dans nos affaires de la vie, tout est établie dans son livre comme dans la tradition prophétique, que les croyants doivent lui obéir dans toute nos affaires de la vie, spiritualité, foi, politique, éducation, ......... TOUT LUI APPARTIENT.
Une société islamique répond a toutes les normes de justice, de morales, et d'éthiques puisque qu'elle se base sur la volonté de DIEU, reste cependant à l'étudier et à la comprendre avant de l'appliquer.
Ceux qui prétendent qu'un état islamique rime avec injustice, je leur propose de revenir à l'histoire de l'islam.
Pendant qu'en occident on coupé la tête de ceux qui ne voulait pas reconnaitre Jésus comme fils de Dieu, l'islam est la 1ere religion a respecté le principe de liberté de culte et OUI, pendant qu'on critique les minarets en france au 21e siècle, cela fait 14 e siècle où l'on voit des églises, des synaguogues dans les pays musulmans sans que cela ne soulève des polémiques.
Les Juifs et les Chrétiens sont protégés dans un état islamique par un contrat qu'on appelle "dhimmi" qui leur donne les mêmes droits que les musulmans, sachant que si l'état est en guerre avec un autre état, les musulmans sont dans l'obligation de les protégés, et ce n'est pas une obligation pour eux de participer à la guerre.
L'islam est venue éclairer l'homme tant dans sa spiritualité, que dans ses affaires de la vie, et ceci avec une justice qui ne peut être égalé par quelconque système politique, évidement car l'état islamique se fonde sur les règles que Dieu a établit aux hommes, et non pas des règles établit par les hommes pour les hommes.
Il est donc tout à fait légitime que les musulmans souhaitent un état islamique, pour vivre en paix, bien entendu avec des vrais savants qui comprennent les règles établit par ALLAH, et qui sachent amené un état islamique digne de son nom.


Salam aleykoum

4.Posté par Ibrahim le 12/01/2010 12:29

http://yahoo.fr

5.Posté par Khaled Zerone le 19/01/2010 00:58

En réponse à Mme Isabelle Dana : l'État islamique est l'unique voie pour mettre en œuvre l'islam, pensent unanimement les théologiens musulmans

Mme Isabelle Dana s'est mise depuis le début du mois courant (janvier 2010) à diffuser un article en anglais intitulé : « Seek Islamic Spirit, not State, say Muslim Scholars », publié par plusieurs sites anglophones sur Internet. Ensuite, vers le 8 janvier 2010, elle diffuse la traduction française de ce même article, intitulé « L’islam, un état d'esprit, pas un État ». Ensuite, des sites Internet ayant les mêmes orientations et objectifs ont produit les traductions en plusieurs langues de peuples musulmans : arabe, ourdu, indonésien (voir : www.commongroundnews ).

L'objectif est annoncé et clair : combattre l'idée d'un État islamique et le système politique exécutif de l'islam al-khilafah, le grand cauchemar de l'Occident. Le combat ici est non pas un affrontement frontal, mais un affrontement rusé, roué de tromperies, dont l'objectif ultime est d'au moins brouiller cette idée d'État islamique en jouant avec les termes ou en les vidant de leur vrai sens.

L'article de Mme Dana est dépourvu du minimum de crédibilité sur le fond comme sur la forme et en voici les raisons.

Sur la forme, on a l'habitude − et il est complètement logique − de lire des opinions de non-musulmans, comme Mme Dana, critiquant l'islam à partir de leurs points de vue, c'est-à-dire à partir de l'extérieur de l'Iilam. Cependant lire pour un non-musulman − comme Mme Dana, se mettant à parler de l'intérieur de l'islam alors qu'elle ne connait même pas les piliers de l'islam ni ceux de la foi, qu'elle renie son Message, qu'elle ne croit ni à son Prophète ni au Coran, les paroles d'Allah, auxquels croit tout musulman... − eh bien, je pense que cela relève bien d'un flagrant problème de cohérence et d'intégrité de l'auteur, décréditant ainsi entièrement le contenu de toute forme de crédibilité.

Il faudrait d'abord que Madame sache peut-être que l'islam ne s'apprend que d'un(e) − au moins − musulman(e). Ensuite que seuls peuvent parler de ce qu'est l'islam, de ce que les musulmans peuvent/doivent faire ou ne pas faire sont les savants de l'islam, se fondant sur les textes de l'islam, son unique source de législations.

Mme Dana, vous êtes mal placée pour parler d'un certain point de vue, que vous reniez en bloc. Cela relève d'une flagrante incohérence intellectuelle.

Sur la forme aussi, cet article est né au début de l'année, c'est-à-dire vers le 5 janvier 2010. Et ce n'était pas un hasard ! Le samedi 2 janvier 2010, une dépêche se propageait à une grande vitesse, disant que le dessinateur danois des caricatures débiles avait été attaqué à son domicile le vendredi 1er janvier 2010 par un musulman somalien révolté. L'information s'est ensuite développée et l'on a appris qu'une garde plus rapprochée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avait été assurée à ce dessinateur, devenu VIP, qui, peu de temps avant la réaction des musulmans dans le monde entier sur ses caricatures, était un grand méconnu, même des habitants de sa propre ville.

Peu de temps avant aussi, le journal qui avait diffusé ses caricatures connaissait une crise sans précédent, magiquement résolue à la suite de la diffusion de ces caricatures et grâce à l'explosion de ses ventes... Ce week-end du 2 janvier était particulièrement long et riche en informations. Cette info a donné des idées à d'autres méconnus. Le 5 janvier 2010, un article torchon et provocateur, en anglais, intitulé « Seek Islamic Spirit, not State, say Muslim Scholars » est né.

Encore sur la forme, les traductions dans plusieurs langues de peuples musulmans, en plus de l'anglais et du français, montrent l'objectif scandaleux de cet article et de ceux qui ont veillé à le traduire : celui de combattre une idée unanime de tous les savants musulmans tout au long de l'Histoire − pas les savants des palais ni les mendiants aux portes de l'Occident −, une idée qui hante les esprit des politiciens occidentaux, qui est celle d'un système politique exécutif islamique, connu dans l'islam et dans l'Histoire sous le nom d'al-khilafah (califat), aboli par les Anglais en 1924 et que Hizb ut-Tahrir a l'honneur d'en incarner une vision claire et précise et de militer intellectuellement et politiquement dans sa communauté et avec elle afin de le réinstaurer exactement comme il l'a été pendant la vie du Prophète − salla Allahu alayhi wa sallam − et l'ère des Compagnons califes − radhiya Allahu anhom.

Enfin, sur la forme, puisque vous n'êtes pas musulmane, ne comprenant pas l'arabe, tout nom arabophone représente pour vous un savant de l'islam, or vous n'avez cité que des personnalités laïques ne se reconnaissant pas dans l'islam... peut-être ignorant même l'islam plus que vous.
Ce qu'ils ont en plus que vous, dans leurs relations avec l'islam, ce n'est peut être que la langue arabe et leurs prénoms arabophones. Donc, rassurez-vous, ces personnalités que vous avez citées, même si elles portent des prénoms arabophones, qu'elles aient écrit avant vous en langue arabe sur le même sujet, ne sont en réalité que des laïques épurés et n'ont aucun lien intellectuel avec l'islam.

Vous pourriez les prendre en tant qu'imams pour vous, mais les musulmans ont leurs imams qui sont sur la voie du Prophète − salla Allahu alayhi wa sallam −, guidés par les paroles d'Allah − jalla wa Alaa.

Sur le fond, Mme Dana, vous reniez l'islam en bloc. Or, moi et ma communauté musulmane l'embrassons en bloc. Pour se mettre à discuter avec vous, le seul terrain commun entre nous et vous, c'est la raison et le rationnel. Or, il s'agit ici d'un sujet touchant à l'islam et les musulmans, et qui ne peut-être traité que de l'intérieur de l'Islam, c'est-à-dire un traitement fondé sur les sources législatives de l'islam, et uniquement les sources législatives de l'islam (Coran, Sunna, consensus des Compagnons et l'inférence). Après que l'on a atteint la foi par la raison et le rationnel, la raison n'a pour rôle que de comprendre et de correctement interpréter les sources législatives. Or, vous n'avez pas cette foi. Ce débat que vous avez ouvert est absurde et est donc mort-né.

Maintenant sur la question en elle-même : existe-t-il réellement un État − ou un système politique − dans l'islam ? Tout le Coran clarifie des dogmes et légifère des lois de tout genre (politiques, économiques, sociales, militaires...). À votre avis, qui va les mettre en exécution, si ce n'est pas un système exécutif politique suprême, comme l'a fait le Prophète − salla Allahu alayhi wa sallam ?

Aussi, tout le monde − pas que les musulmans − est unanime que la Sirah de Muhammad − salla allahu alayhi wa sallam − qui est la deuxième source de législation dans l'islam, est historiquement composée de deux grandes étapes : une étape mecquoise et une étape médinoise. Pendant la première étape, le Prophète − salla Allahu alayhi wa sallam − invita tous ceux qui les croisa à l'islam et demanda protection et appui pour propager le message de l'islam. Pendant la deuxième, il fonda l'Etat islamique à Médine suite à la protection et l'appui que lui ont offert les habitants de Médine. Il devint − salla allahu alayhi wa sallam − le premier Président de l'État islamique.

Finalement tout le monde − pas que les musulmans − est unanime aussi qu'il y avait eu successions du Prophète − salla allahu alayhi wa sallam − par Abu Bakr, ensuite Omar, ensuite Uthman, ensuite Ali en tant que chefs politiques suprêmes de tous les musulmans. Cet État qui a conquis les deux plus grands Empires de son époque, perse et romain, en moins de quinze ans de sa fondation à Médine, c'est de l'aveuglement épuré de l'appeler « un état d'esprit ».

L'islam est un système de vie complet et indivisible ; et comme tout système de vie, il nécessite un système exécutif, qui est l'État, pour le mettre en exécution, c'est ce que Allah nous a légiféré et c'est ce que le Prophète − salla Allahu alayhi wa sallam − nous a montré ainsi que ses Califes après lui. Les savants de l'islam, pas les imams de la laïcité, sont unanimes que l'État est une nécessité absolue. Leur opinion est résumée dans la citation suivante :
(القران والسلطان توامان فالقران اس والسلطان له حارس فما لا اس له فمهدوم وما حارس له فضائع)
« Le pouvoir et le Coran sont deux jumeaux. Le Coran est la fondation et le pouvoir est son gardien. Ce qu'il n'a pas de fondation et démoli, et ce qui n'a pas de gardien est perdu. »

يُرِيدُونَ لِيُطْفِئُوا نُورَ اللَّهِ بِأَفْوَاهِهِمْ وَاللَّهُ مُتِمُّ نُورِهِ وَلَوْ كَرِهَ الكَافِرُونَ
هُوَ الَّذِي أَرْسَلَ رَسُولَهُ بِالْهُدَى وَدِينِ الحَقِّ لِيُظْهِرَهُ عَلَى الدِّينِ كُلِّهِ وَلَوْ كَرِهَ المُشْرِكُونَ
الصف

« Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d'Allah, alors qu'Allah parachèvera Sa lumière en dépit de l'aversion des mécréants
C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l'aversion des associateurs. »
(s. 61, v. 8-9, Le rang, As-Saff)


Khaled Zerone (ingénieur de recherche).

6.Posté par Nini le 24/01/2010 22:34

Nous ne voulons pas d'état islamique sur le sol français ni européen ni occidental !

dire qu'il n'y a qu'un seul dieu qui existe est faux et Dieu n'existe nulle part ailleurs qu'en vous même !

Si vous créez un état islamique vous détruirez aussi votre liberté car je doute que les personnes qui écrivent ici aient vécu dans un état islamique.

Vous avez la chance de vivre dans un pays où la culture est riche, où la liberté d'expression est possible pays dans lequel vous pouvez travailler, vous épanouir, faire du sport, vous réaliser etc...

je pense que la chance de l'humanité est de se rejoindre au même point et arrêter de se diviser en religions !

le bouddhisme et l'hindouisme sont les deux religions ou philosophies les plus évoluées car elle demandent à grandir intérieurement et non à se soumettre à Dieu, Dieu est en soi et non à l'extérieur de soi vous êtes votre propre Dieu et vous n'avez à obéir à aucune autorité, ainsi vous connaîtrez la liberté d'être vraiment vous mêmes !

Si vous voulez vous enfermer dans votre communauté alors vous vous étoufferez et vous en reviendrez.

Nous sommes au XXIème siècle nous ne voulons pas de pratiques moyennageuse ici ! chez nous les crimes des religions datent de plusieurs siècles nous avons dépassé cela et nous sommes un peuple évolué.

Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama dit

ma religion est l'amour

il n'y a pas de nom à donner à l'amour.

Et je trouve cet article très pertinent.



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