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Sur le vif

L’impunité pour les crimes commis contre des journalistes dénoncée

Rédigé par Samba Doucouré | Mercredi 2 Novembre 2016



A l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes fixée le 2 novembre, l’Unesco a fait savoir que 115 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions à travers le monde, « ce qui en fait la deuxième année la plus meurtrière de la décennie, juste devant 2012 » pendant laquelle 124 journalistes ont été tués. Cependant, moins d’un cas de journaliste tué sur dix donne lieu à un jugement devant un tribunal national, selon l’organisation internationale.

Sur 62 pays où sont recensés des meurtres de journalistes, 40 ont répondu aux demandes d’information de l’Unesco, dirigée par Irina Bokova. En 2014, seuls 16 pays sur les 59 concernés avaient fourni l’information requise.

Sur les 827 journalistes tués depuis 2006, 402 personnes ont été l’objet d’une information de la part des Etats mais seules 63 affaires ont été résolues, soit 16 % des cas pour lesquels l’Unesco dispose d’informations et seulement 8 % des journalistes tués recensés par l’institution, souligne cette dernière.

Par ailleurs, « 92% des incidents dans lesquels on a fait usage de violence pour museler la libre expression et priver le public de son droit à l’information n’ont pas été suivis de sanction. Conséquence : les criminels peuvent en déduire que, quoi qu’il arrive, ils échapperont à la justice », indique l’Unesco, qui lance une campagne se sensibilisation intitulée « My killers are still free » (« Mes meurtriers sont toujours libres »).

Un appel à arrêter la chasse aux journalistes

Ces chiffres sont extraits de son rapport sur la sécurité des journalistes et le risque de l’impunité. Publié tous les deux ans depuis 2008, il sera présenté le 17 novembre devant le Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC).

Si l’Unesco constate une amélioration continue du suivi des actions en justice à l’encontre des meurtriers de journalistes par les Etats membres, elle appelle ces derniers à « faire leur possible pour poursuivre les auteurs des meurtres visant des professionnels des médias depuis des années ».

A l'occasion de cette journée internationale, Reporters sans frontières (RSF) a publié une galerie de portraits comprenant ceux de « 35 chefs d’Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui censurent, emprisonnent, torturent ou assassinent les journalistes ».

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