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L'avenir du Kosovo sur la table des discussions

| Lundi 20 Février 2006

Lundi matin, Serbes et Albanais ont entamé les discussions sur l’avenir du Kosovo à Vienne sous la médiation des Nations unies. Une rencontre très attendue puisqu’elle a déjà été reculée d’un mois suite au décès du président Ibrahim Rugova.



Une question toujours en suspends

Les discussions, qui doivent durer un jour et demi, portent sur l’avenir du Kosovo. Depuis l'éclatement de l'ex-Yougoslavie et les guerres dans années 1990, la question du statut du Kosovo est toujours restée en suspend.

Les Albanais du Kosovo, majoritaires à plus de 90%, réclament l'indépendance, mais Belgrade entend maintenir sa souveraineté officielle sur une province qu'elle considère comme le berceau de la culture et de la religion orthodoxe serbes.

Les conversations de Vienne prévues initialement le 25 janvier ont été reportées suite au décès du président du Kosovo, Ibrahim Rugova.

Deux délégations, chacune composée de huit membres, se sont assises à la même table installée dans l'imposant palais Daun-Kinsky dans la capitale autrichienne, sous la présidence de l'Autrichien Albert Rohan, un haut diplomate autrichien qui est l'adjoint de M. Ahtisaari.
M. Ahtisaari, ancien président finlandais, avait eu auparavant des réunions séparées avec les deux délégations, à l'heure du petit déjeuner.
"La majorité de la population ici au Kosovo est en droit d'attendre que ses aspirations soient comblées quand le statut sera décidé", a déclaré dimanche Soren Jessen-Tersen, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu dans la province. "Mais il est également important que la majorité se préoccupe (...) des problèmes des minorités."

L'indépendance va arriver

"Nous espérons que les conversations sur le statut vont bientôt s'achever et nous sommes arrivés bien préparés", a déclaré le chef de la délégation albanaise, Lutfi Haziri. "Nous avons promis à M. Ahtisaari de nous en tenir à l'ordre du jour", a-t-il ajouté, tout en ajoutant: "l'indépendance va arriver".

Le chef de la délégation de Belgrade, Slobodan Samardzic, dit ne pas s'attendre à des résultats rapides: "notre but, c'est l'autonomie des Serbes du Kosovo", a-t-il déclaré à des journalistes.
Les pourparlers, qui se poursuivront mardi, se concentrent sur les questions pratiques concernant les quelque 100.000 Serbes du Kosovo, minorité qui est souvent l'objet de représailles.

Manifestation à Pristina

Des militants albanophones ont manifesté à Pristina, brandissant des portraits des dirigeants de la province, à qui ils reprochent de décider de leur avenir sans demander leur avis.
Furieux d'avoir à négocier leur avenir avec les Serbes
Des Serbes sont également descendus dans la rue afin d’encourager leurs représentants à les défendre et à protéger leur territoire. Selon Zivorad Tomic, un des organisateurs, si le Kosovo devient indépendant aucun Serbe ne pourra y demeurer, a t-il déclaré à l'agence Beta.
Effrayé par la perspective d'un Kosovo indépendant, le gouvernement serbe a convoqué le parlement en séance extraordinaire le 27 février.




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