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L’avenir de la Côte d’Ivoire est entre leurs mains !

Rédigé par Mom Nicolas | Jeudi 16 Janvier 2003

Mercredi 15 janvier, le ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin a officiellement ouvert la rencontre entre les différents partis d’opposition ivoiriens. Tous les acteurs de la longue crise, partis politiques et mouvements rebelles, se sont retrouvés pour participer à une réunion destinée à trouver une issue politique à un conflit qui déchire l’ancienne colonie française depuis le 19 septembre dernier.



Mercredi 15 janvier, le ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin a officiellement ouvert la rencontre entre les différents partis d’opposition ivoiriens. Tous les acteurs de la longue crise, partis politiques et mouvements rebelles, se sont retrouvés pour participer à une réunion destinée à trouver une issue politique à un conflit qui déchire l’ancienne colonie française depuis le 19 septembre dernier.  

 

La rencontre a commencé à Paris, le 15 janvier et devrait se poursuivre par la suite jusqu’au 24 janvier au petit village d’Ile de France de Marcoussis. Tous les acteurs de la longue crise, partis politiques et mouvements rebelles, participent à cette réunion destinée à trouver une issue politique à ce conflit : les quatre principaux partis politiques (FPI, PDCI, RDR et UDPCI), trois autres partis représentés à l’Assemblée nationale (PIT, MFA et UDCY), et les trois mouvements rebelles qui contrôlent le nord et l’ouest de la Côte d’Ivoire (MPCI, MPIGO et MJP).

 

Revoir le « concept d’ivoirité »

« La France, pays hôte, est là pour vous apporter son appui, sa solidarité. Nous ne soutenons ni une personne ni un camp. Il faut savoir construire des solutions avec générosité et intelligence, pour surmonter les obstacles. Votre mission est claire, historique : un devoir de rigueur, de solidarité, d’ouverture d’esprit. Nous n’avons pas le droit, vous n’avez pas le droit de décevoir les attentes du peuple ivoirien ». Ce fut les paroles d’ouvertures prononcées par Dominique de Villepin, dans le centre des conférences internationales sur l’avenue Kleber à Paris. Le ministre des affaires étrangères a   poursuivi par les souhaits français de voir le conflit s’arrêter. Il a ainsi insisté sur le fait qu’il fallait réfléchir sur le concept « d’ivoirité » qui déchire les Ivoiriens depuis une dizaine d’années, mais aussi sur la question foncière, dans le but de donner aux étrangers ( plus du quart de la population du pays ) un « vrai statut », et de respecter la constitution, l’intégrité territoriale, qui est remise en cause par la rébellion déclenchée le 19 septembre dernier, les droits de l’homme, violés des deux côtés, et la démocratie souhaitée de tous.

 

Un système xénophobe

Cette déclaration faisait suite au communiqué de la fédération internationale des droits de l’homme. La FIDH a demandé mardi la mise en place d'une commission d'enquête internationale indépendante en Côte d'Ivoire. Elle devra faire la lumière sur les violations perpétrées depuis l'année 2000, année où les conflits ont commencé. Elle appelle les parties à accepter la création d'une commission d'enquête composée des organes spécialisés de l'ONU sur les exécutions sommaires, les détentions arbitraires, la torture.

En outre, La FIDH a dénoncé  un « système xénophobe » basé sur le concept d'ivoirité. La loi sur la nationalité et la loi foncière violent les droits civils, politiques, économiques et sociaux protégés par les Pactes de l'ONU.

 





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