Le gouvernement américain a depuis reconnu, sur son site Internet, avoir fait un usage "très modéré" d'obus au phosphore "afin d'illuminer le théâtre d'opération". "Ils ont été tirés en l'air pour illuminer les positions ennemies la nuit et non contre les combattants ennemis eux-mêmes", insiste-t-on de même source.
Le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman a pour sa part assuré mardi que le phosphore blanc était une arme conventionnelle. En revanche, il a dit ne pas savoir si l'armée américaine en a fait usage à Falloujah en 2004.
Le documentaire diffusé par la RAI, affirme que les forces américaines ont également utilisé des bombes incendiaires de type Mark 77, une arme similaire au napalm, contre des cibles militaires en Irak. Les auteurs du documentaire citent une lettre émanant, selon eux, du secrétaire d'État britannique aux Forces armées, Adam Ingram, et dans laquelle on peut lire que trente de ces bombes ont été larguées sur des objectifs militaires entre le 31 mars et le 2 avril 2003.
L'usage d'armes incendiaires contre des populations civiles est interdit par la Convention de Genève de 1980. D'après un fonctionnaire de l'Onu à New York, les Etats-Unis n'ont pas signé ce Protocole sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des armes incendiaires.