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Communiqués officiels

L'OLP en procès contre ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT

Rédigé par Délégation Générale de Palestine en France | Mercredi 31 Octobre 2007



L’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.) en sa qualité de représentant légitime et unique du peuple palestinien, et par le biais de sa Déléguée Générale de Palestine en France, vient de décider d’intervenir au procès engagé contre les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT par l’Association France Palestine Solidarité (A.F.P.S.) devant le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE aux fins de demander, avec l’A.F.P.S., l’annulation du contrat passé par les deux sociétés avec le Gouvernement israélien pour la construction du tramway dans les territoires occupés, mais également l’interdiction à ces sociétés de poursuivre l’exécution de ce contrat.

En effet, suite à un appel d’offres international lancé par Israël en vue de la construction d’une ligne de tramway reliant la ville de Jérusalem-Ouest à des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, le consortium CITY PASS, constitué notamment par les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT, s’est vu attribuer le marché et c’est ainsi que les deux sociétés se sont vu confier, en 2005, la construction et l’exploitation pendant trente ans du réseau du tramway.

Or, ce tramway constituera, si ce n’est un moyen, pour le moins un facteur d’expansion de la colonisation de Jérusalem-Est par l’Etat d’Israël.

En cela, la convention signée entre le Gouvernement israélien et les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT est totalement contraire aux dispositions de la convention de Genève du 12 août 1949 qui interdit non seulement à un Etat occupant de transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé, mais également la démolition de tous biens mobiliers ou immobiliers par l’occupant sauf lorsque ces destructions sont rendues absolument nécessaires par des opérations militaires, ce qui n’est bien évidemment pas le cas pour le tramway.

La communauté internationale (notamment les Etats-Unis d’Amérique et l'Union Européenne, en particulier la France) est – et a toujours été – claire et bien déterminée quant au refus total de la colonisation à l'intérieur des territoires palestiniens occupés depuis 1967 y compris Jérusalem-Est.

Il est important de rappeler à ce stade que la résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations unies, et toutes les résolutions ultérieures en la matière, ont considéré la partie Est de la ville de Jérusalem, et plus précisément la vieille ville de Jérusalem comme étant partie intégrante des territoires de la Cisjordanie et de Gaza qu'Israël a occupés à l'issue de la guerre de 1967. Les Nations unies n'ont d'ailleurs jamais cessé de contester toute action touchant le statut de la ville de Jérusalem.

Israël continue aujourd'hui et après 40 ans d'occupation de défier toutes les lois et résolutions internationales. Tout récemment encore, les mesures annoncées par le gouvernement israélien (construction de 20.000 logements pour les colons dans Jérusalem-Est, le retrait de milliers de cartes d'identité à des Palestiniens de Jérusalem, l'imposition excessive sur les commerces de la ville de Jérusalem-Est, la continuation de la construction du mur, la confiscation de terres palestiniennes à l'est de Jérusalem sans parler des difficultés d'obtention des permis de construction ou de restructuration des anciennes demeures) ont pour effet d'accentuer la coupure nord-sud de la Cisjordanie et d'isoler Jérusalem-Est qui doit être la capitale de l'Etat palestinien.

La construction du tramway et le contrat y afférant s'inscrivent dans cette politique et contribuent à empêcher le peuple palestinien à exercer son droit de disposer de lui-même.





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